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4’000 sapins seront livrés en décembre sous le label Ecosapin

En ce mois de novembre, c’est l’effervescence chez Ecosapin Sàrl, qui se prépare à des semaines intenses de livraison de 3’500 sapins et 500 little Ecosapins auprès des familles et des entreprises de Suisse, de France et d’Allemagne.

Le système est simple, vous commandez votre sapin en pot pour la durée des fêtes et le rendez début janvier pour qu’il soit replanté. Nous nous sommes rendus sur l’exploitation agricole du fondateur Julien Bugnon à Cottens dans la campagne vaudoise, pour retracer l’histoire de ce fameux sapin écologique.

Un démarrage prometteur

C’est en 2011 que l’aventure démarre et Julien Bugnon s’en souvient très bien : « En 2010, alors que j’étais au Canada, je découvre le concept de location de sapin de Noël en pot, une excellente idée d’activité hivernale pour une exploitation agricole. De retour en Suisse, je rencontre un genevois qui livrait à l’époque une cinquantaine de sapins en ville de Genève, avec ce même concept. Nous avons décidé de joindre nos forces et avons livré cette année-là 600 sapins sur les cantons de Vaud et de Genève. La presse s’est vite emparée de cette nouveauté et le succès a rapidement été au rendez-vous, avec une augmentation de 10% de ventes chaque année ».

Le concept a attiré les curieux qui ont manifesté leur intérêt pour cette idée originale et écologique de la livraison de sapins en pot à replanter après utilisation. Une franchise se met en place, permettant à ce jour au label Ecosapin d’être présent en France, notamment à Paris et à Marseille, et dans le sud de l’Allemagne. À Cottens, 2’000 sapins environ constituent la jolie pépinière de l’exploitation de Julien Bugnon.

Objectif zéro déchet

Après avoir récupéré les sapins chez les clients, un tri s’effectue afin de les remettre en terre pendant une période de trois à cinq ans avant une prochaine utilisation. « Si la plupart des sapins sont replantés, ceux qui ne survivent pas par manque d’arrosage ou après avoir été exposés à une trop forte température durant leur séjour chez le client, sont valorisés en biogaz à Lavigny ou transformés en copeaux réutilisables comme à Berne par exemple. Chaque région récupère les sapins dans sa zone, pour éviter des transports inutiles. Les sapins sont livrés localement puis récupérés et replantés localement », explique François Hofer, associé de Ecosapin Sàrl. L’entreprise développe sans cesse des projets pour diminuer l’impact du processus sur le sapin et trouve des solutions pour qu’ils reprennent vie le plus possible. « Il faut compter généralement deux à trois ans avant de tester une nouvelle méthode. C’est un processus lent. Chaque année nous essayons de trouver des nouvelles solutions dans le but de replanter un maximum de sapins, tout en garantissant un service de qualité », ajoute François Hofer.

La force du réseau

« Si Ecosapin remporte un tel succès, c’est aussi grâce à notre solide réseau de partenaires », poursuit François Hofer. L’entreprise travaille de deux manières : soit les sapins appartiennent aux partenaires qui gèrent le processus de A à Z, soit Ecosapin rémunère ses partenaires pour s’en occuper tout en restant en sa possession. Les modèles peuvent varier en fonction des lieux et des partenaires. « Aujourd’hui, nous avons neuf dépôts dans toute la Suisse, auprès de paysagistes, de garden centers ou d’agriculteurs, qui effectuent les livraisons pour nous, en plus de nos franchises en France et en Allemagne. Notre réseau est notre force et nous essayons de l’agrandir avec des partenaires fiables. L’activité sur décembre est tellement intense qu’il nous faut des partenaires engagés. Nous ne sommes pas pressés de grandir à tout prix, nous attendons de trouver les bons partenaires pour ouvrir de nouvelles régions », ajoute Julien Bugnon.

Se développer gentiment mais surement

« Nous ne voulons pas brûler les étapes. Grandir plus vite signifie que nous devrions sous-traiter de plus en plus notre activité au risque de perdre la maîtrise de la qualité du service client. Pour la maintenir et ainsi fidéliser nos clients, nous devons rester proches d’eux, même si notre concept écologique leur plait avant tout », expliquent les deux associés.

Avec trois axes forts de développement qui sont de limiter les déchets au maximum, de limiter l’impact du transport tout en gardant la qualité du service et de garder un contact de proximité avec les partenaires locaux impliqués dans la vie locale, Ecosapin mise avant tout sur la qualité du produit et du service. D’ailleurs au centre ville de Genève, votre Ecosapin vous sera livré à vélo, sur une remorque !

Plus d’informations sur www.ecosapin.ch.

 

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