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Interview de Nicolas Jones, responsable communication JVAL Openair

Interview de Nicolas Jones, responsable communication JVAL Openair

JVAL Openair, le festival intimiste qui vous fera vibrer !

Du 25 au 27 août 2016 aura lieu la 12e édition du JVAL Openair à Begnins, dans le canton de Vaud. Organisé dans un cadre intimiste, ce festival met en lumière des artistes émergents à tendance rock et électro. Un projet à succès que l’on découvre à travers les propos de Nicolas Jones, responsable communication du festival.


Avant que tu nous présentes le festival, peux-tu nous dire ce que veut dire JVAL et surtout, comment le prononcer ?

Pour comprendre le pourquoi du comment, il faut savoir qu’à l’origine du festival en 2005, on retrouve deux frères qui un soir discutaient des différents festivals de la région, tout en cherchant un nom pour le leur. En abordant Paléo, l’un d’eux a expliqué que le terme « Paléo » était le nom d’un cheval qu’avait monté Daniel Rosselat par le passé. En dérivant le mot « ch’val » avec une autre prononciation, ils avaient trouvé le nom du festival : JVAL Openair.


Tu as une seule phrase pour présenter le festival…

Le JVAL Openair, c’est le plus intimiste des festivals de musique en Suisse, avec une volonté de lui donner la place qu’elle mérite en faisant découvrir des artistes émergeants dans un cadre intimiste au cœur d’un domaine viticole.


Cette année, c’est déjà la 12ème édition. Mais comment est née l’idée du festival?

C’est une simple fête entre amis, dans le jardin familial, autour d’un bon verre de vin du domaine, qui est à l’origine de tout cela. Les frères Laurent et Pierre Nicolas avaient la volonté d’organiser des concerts, puis au fil du temps, la rencontre s’est professionnalisée et s’est étendue, pour accueillir aujourd’hui 750 festivaliers.

L’une des étapes a été de savoir comment aménager le domaine en construisant la scène et en décorant les espaces selon les thèmes choisis. Grâce a ce lieu atypique, à la qualité des artistes et à une équipe formidable de bénévoles, la réputation du festival s’est développée et nous avons pu démarrer des collaborations avec des agences de booking locales.


Peux-tu nous en dire plus sur ce domaine viticole dans lequel a lieu le festival ?

Le domaine est simplement le lieu où les deux frères ont grandi. C’est la maison familiale où leurs parents vivent. Il a tout de même fallu les convaincre, s’engager à remettre le lieu en ordre et respecter certaines règles.


Qu’est ce qui rend votre festival aussi intimiste ?

Premièrement, il l’est de part sa taille. On accueille 750 festivaliers par soir. Ensuite, c’est le cadre qui entre en compte : imaginez les festivaliers qui « se posent » dans le jardin d’une maison vigneronne, au cœur des vignes, la scène en contre bas, une fontaine juste devant la scène, des herbes aromatiques, des murs en pierre, la vue sur le lac, les jeux de lumière avec les plantes. Nous mettons beaucoup d’efforts dans la décoration du lieu. C’est un festival où la magie opère.


Avez-vous la volonté de grandir encore ?

Ce n’est pas l’objectif. On ne veut pas trop grandir car on tient à garder ce cadre bucolique qui fait le charme de notre festival.


Est-ce que vous êtes dans l’ombre de Paléo ?

Pas du tout, nous sommes différents. D’ailleurs, les programmateurs de Paléo viennent souvent passer une soirée chez nous. Nous leur permettons peut-être de découvrir des nouveaux artistes que l’on retrouve ensuite à Paléo comme cela a été le cas pour Balthazar. C’est un excellent signe ! (rires).


Peux-tu nous présenter le programme de cette 12e édition ?

Cette année, nous accueillons un peu plus d’artistes européens. Nous l’expliquons par le fait qu’un peu moins d’artistes suisses « tournaient » cette année. Nous avons trouvé d’autres artistes qui ont de belles choses à présenter et qui restent parfaitement en accord avec la philosophie du festival.

Parmi la programmation coup de cœur cette année, on attend avec impatience la venue de Kris Dane. Quand il se produit, on a l’impression d’être au fin fond des Etats-Unis, dans les années 70. Nous sommes également fiers d’accueillir General Elektriks le 25 août. Quand on sait qu’ils sont passés par le Montreux Jazz Festival, on se réjouit de les voir.

Cette année sera une belle édition !


Comment vous les dénichez tous ces artistes émergeants ? 

Cette année, nous avons 3 personnes qui s’occupent de la programmation. Nous recherchons énormément par nous-mêmes. On scrute (rires). Et il faut dire que l’un des deux frères est musicien, il a donc une excellente connaissance des groupes. Sinon, on s’est également créé un réseau de producteurs et de maisons de production, on suit les actualités et on se rend à Eurosonic, un grand festival dédié a la découverte d’artistes aux Pays-Bas.

Depuis 4 ou 5 ans, nous recevons aussi des dossiers spontanés d’artistes qui souhaitent se produire lors de notre festival.


Comment les sélectionnez-vous ?

On privilégie les artistes suisses qui ont une actualité intéressante, qui viennent de sortir un album ou qui se produisent pour « se préparer » à une grande tournée. Nous recherchons aussi des groupes qui ont un fort potentiel et qui mériteraient d’apparaitre davantage. Selon l’actu, nous ouvrons bien entendu la porte à des artistes européens, comme c’est le cas cette année.


Qu’as-tu envie de dire par rapport aux artistes qui se produiront cette année ?

Le jeudi, nous allons accueillir par exemple Alice Roosvelt, cinq garçons talentueux venus tout droit de Nyon. Ils ont gagné un prix pour leur clip, ils ont le vent en poupe. On se réjouit aussi de Jaccot Gardner, jeune musicien néerlandais qui propose une musique pop psychédélique figée dans les années 60. Il a une belle réputation en ce moment, c’est une tête montante.

La soirée du vendredi s’annonce vraiment très bien et très rock avec le groupe zurichois Fai Baba. On peut s’attendre à une belle surprise ; il a plusieurs albums à son actif dont un nouveau en préparation. Il n’a pas encore la réputation qu’il mérite.

Se produiront également des DJ dont un accompagné de deux guitaristes. Cette formule se prête bien à un concert live… de belles émotions en perspective !

La soirée de samedi sera bien rythmée par les sons tropicaux et les influences métissées de Fúgú Mango.


Quel artiste êtes-vous le plus fiers d’avoir proposé ?

On est fier de tous les artistes. Mais l’une des soirées qui nous a le plus marqués, était celle où s’est produit le groupe belge Girls In Hawaii. Il y a 2 ou 3 ans, ils sont revenus sur la scène après plusieurs années d’absence suite au décès d’un des membres du groupe dans un accident de voiture pendant leur tournée, ce qui a ravagé le groupe. Lors de leur retour, nous avons fait sold out. Ils étaient vraiment attendus, ce concert était plein d’émotions, ils ont joué plusieurs morceaux en rappel.


Pour terminer, tu as surement une anecdote à nous raconter ?

Je peux t’en donner deux. La première, c’est quand Météo Suisse a lancé son alerte météo. La première annonçait des orages avec un indice de 4/5, pour le premier soir de notre 8e édition. Nous avons dû démonter la structure, le vent a déchiré une partie de la décoration. On a finalement pu décaler l’ouverture de deux heures malgré une petite pluie. Pour résumer, nous avons dû monter les structures, les démonter et les remonter le lendemain !

La seconde concerne un groupe dont je tairai le nom (rires) qui a littéralement démoli sa chambre d’hôtel après son concert. Nous avons eu une matinée bien remplie à devoir réparer les pots cassés pour pouvoir continuer à entretenir de bonnes relations avec l’hôtelier qui heureusement ne nous en a pas tenu rigueur. Ma fois, on connait les groupes de rock ! (rires).


Le mot de la fin ?

Le JVAL Openair, c’est un cadre particulier, une proximité avec les artistes, une restauration locale et le vin du domaine, de la musique d’artistes suisses et émergeants, une alternative aux autres festivals et de la bonne humeur !


Programme

jvalfestival.com/#programme


Prix

Entre CHF 27.- et CHF 39.- la soirée
Abonnement 3 soirs : entre CHF 60.- et CHF 85.-

Billetterie en ligne

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