fbpx
Vous lisez en ce moment
Le Montreux Jazz Festival d’hier à aujourd’hui

Aujourd’hui connu de tous, le Montreux Jazz Festival représente le début de l’été, les vacances, les moments de partage, et bien sûr la musique. Chacun le vit à sa façon, mais chacun le vit bien. Elle est là la magie du MJF !

Véritable lieu de rencontres, le festival est devenu, en plus de 50 ans, un évènement emblématique accueillant 250’000 visiteurs par édition, sur une durée de deux semaines.

Cette année, le rendez-vous est donné sur les quais de Montreux du 29 juin au 14 juillet. Une success story qui fait rêver mais qui pourtant, a bien du démarrer un jour… Retour sur les étapes clés de l’histoire de l’un des festivals les plus attendus en Suisse romande.

 

Les origines : quand on veut, on peut !

Sous l’impulsion de Claude Nobs, René Langel et Géo Voumard, le Montreux Jazz Festival a été créé en 1967. À l’époque, Montreux brillait déjà entre le lac Léman et les montagnes, et nombreux sont ceux qui voulaient profiter de cette ville paradisiaque. D’ailleurs, les participants au concours de télévision de « La Rose d’Or » – un festival réservé aux professionnels de la télévision qui entretenaient leur réseau et qui proposait des concerts et des spectacles ouverts au public – appréciaient particulièrement la ville de Montreux. Il manquait pourtant de l’animation en soirée et Claude Nobs, alors collaborateur à l’Office du Tourisme et grand amoureux de musique, se charge de cette mission en décidant de créer un évènement séparé. Son enthousiasme et son audace ont réussi à convaincre que la Riviera était le lieu idéal pour accueillir un festival de jazz et de musiques actuelles.

C’est au Casino de Montreux que le premier Montreux Jazz Festival s’étend sur trois jours au mois de juin 1967, entre scènes payantes et jams sessions dans les jardins. Au nom de l’amour de la musique, Claude Nobs, René Langel et Géo Voumard ont écouté leur passion et leurs ambitions avant tout. L’année suivante, l’évènement se déroulait sur cinq jours, une durée qui augmentera avec le succès du festival.

 

Le son, le son et encore le son !

Visionnaire et très attaché à la qualité du son, le festival enregistre tous les concerts depuis ses débuts, avec les meilleures technologies. Cette collection unique d’archives audiovisuelles de plus de 5’000 heures de musique live est aujourd’hui inscrite au Registre de la “Mémoire du Monde” de l’UNESCO. D’ailleurs, l’enregistrement du concert mythique de Les McCann et Eddie Harris, Swiss Movement, est le premier album de jazz de l’histoire de la musique à s’être vendu à plus d’un milllion d’exemplaires. Ce live, et de nombreux autres qui suivront, ont contribué à la reconnaissance internationale du Festival.

 

« Smoke On The Water » : un titre à l’histoire vraie

Un succès sans difficultés n’est pas vraiment un succès, paraît-il. Le Montreux Jazz Festival l’a appris à ses dépends. En effet, en 1971, le Casino prend feu lors d’un concert de Frank Zappa. Les membres de Deep Purple, alors témoins de la scène, se laissent guider par leur inspiration et sortent « Smoke On The Water », un hit planétaire.

L’incendie a obligé le Festival à déménager temporairement au pavillon du palace en 1972, puis à la Maison des congrès les deux années suivantes. Une fois le Casino reconstruit, ce sont de nouveaux genres musicaux comme la folk et la country qui font leur entrée. L’édition de 1977 atteint un record de durée, s’étalant du 1er au 24 juillet, et souligne l’arrivée des « musiques du monde », notamment brésiliennes et disco.

 

Les étapes clés des nineties

Les quinze années qui suivirent ont permis au Montreux Jazz Festival de s’imposer comme un évènement musical de référence à travers le monde et conquiert les cœurs de Miles Davis, B. B. King, Herbie Hancock ou encore Carlos Santana. Les années nonante mènent le Festival toujours plus haut :

  • En 1993, le Festival prend ses quartiers dans le Centre des Congrès et des Expositions, et propose deux nouvelles salles de concert.
  • Dans cette évolution, Claude Nobs est épaulé par Quicy Jones de 1991 à 1993.
  • Le public ne cesse de se multiplier. En 1998, le Festival atteint une nouvelle étape de son succès, en franchissant le cap des 200’000 visiteurs.

 

Le MJF tire profit de la technologie des années 2000

En 2007, la Fondation Claude Nobs collabore étroitement avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) pour créer un projet unique de numérisation des bandes audiovisuelles en haute définition. Ce projet permet de préserver les archives et leur valorisation. Ainsi, les archives deviennent accessibles tout en respectant les règlementations liées aux copyrights, grâce à des technologies de diffusion interactives à des fins non seulement patrimoniales mais éducatives, scientifiques et culturelles.

Côté gastronomie, chère à Claude Nobs, cuisinier de formation, 2008 sonne l’arrivée des premiers Montreux Jazz Café. Un concept unique mariant la restauration et la musique, présent aujourd’hui dans plusieurs villes d’Europe et à Abu Dhabi.

 

Claude Nobs laisse un héritage magique à tous les mélomanes

En 2013, Claude Nobs disparaît de manière soudaine. Les hommages se succèdent et les rênes du Festival sont confiées à Mathieu Jaton. Egalement passionné de musique et de jazz et ayant le sens de l’hospitalité certainement acquis lors de son cursus à l’école hôtelière de Lausanne, Mathieu Jaton écrit la suite de l’histoire avec créativité et une motivation sans limite.

© Socialize Magazine / Sarah Jaquemet

 

En 2016, le Festival célèbre sa 50e édition, de quoi prendre un peu de recul et constater l’empire créée durant toutes ces années.

 

Le Montreux Jazz Festival aujourd’hui

Aujourd’hui, le Festival propose 11 scènes dont 6 gratuites, et près de 400 concerts dont 250 gratuits. Les 2’400 m2 de terrasses le long du lac et la cinquantaine de bars et de stands de restauration attirent les foules sur les quais. Côté staff, le Festival compte plus de 2’000 collaborateurs, 220 techniciens et 30 ingénieurs du son.

Au fond, le MJF est un festival qu’on aime aimer, pour tous les souvenirs et les sensations qu’il nous fait vivre.

Plus d’informations sur https://www.montreuxjazzfestival.com/

Quelle est votre réaction
bof bof
0
Content.e
0
excité.e
0
J'adore
0
Pas fan
0
Aucun commentaire (0)

Laisser un commentaire