Interview

Mood, la success story du design suisse

On ne présente plus Mood et son concept de bagues personnalisables, aux multiples motifs et textures adaptés à tous les goûts et à tous les styles.

D’Orbe à Barcelone, l’entreprise suisse base son succès sur la créativité sans faille et la motivation de Stéphanie Pousaz et d’Arlette Bélat. Ce duo d’entrepreneurs au féminin défend une vision moderne de la bijouterie. Nous avons rencontré Stéphanie pour un tour d’horizon de la Mood Story.

 

Socialize Magazine | Mood en une phrase c’est…

Stéphanie Pousaz et Arlette Bélat | … une marque dynamique, créative et proche de ses clients. Bref, des rêves plein la tête !

 

Qu’entendez-vous par « dynamique » ?

Mood est un concept toujours en mouvement. Nous sommes présents sur de nombreux évènements, nous tenons à être réactifs vis-à-vis des demandes de nos clients et nous créons sans cesse des nouveautés. Nous ne nous reposons jamais sur nos acquis.

 

A quels types d’événements êtes-vous présents ?

Nous sommes présents sur des manifestations sportives comme le Dakine giantXtour, une compétition freestyle de ski et de snowboard. Nous sommes partenaires d’événements de kitesurf ou de kitesnow. Nous avons également créé notre propre événement, la Yourmood Kitecup, une compétition de kitesurf à la mer et de kitesnow à la montagne. Dans un axe plus culturel, nous avons organisé récemment, au mood store d’Orbe, un vernissage avec de jeunes artistes et l’inauguration de la sortie d’un « op » d’un jeune compositeur. Nous nous réjouissons de pouvoir développer encore cet axe dans les mois à venir que ce soit à Orbe, Martigny, Barcelone ou Carouge.

 

Que faites-vous d’autres pour vous faire connaître ?

Les réseaux sociaux sont un canal incontournable pour une marque visuelle comme la nôtre. Dans notre optique de proximité avec nos clients, il est essentiel de créer une communauté autour de Mood et de s’entourer d’ambassadeurs.

 

Vous collaborez donc avec des influenceurs et des blogueurs ?

Tout à fait. Les ambassadeurs qui véhiculent l’image de notre marque sont issus pour la plupart des sports de glisse comme le kitesurf, le kitesnow, le freeride ou le wakeboard, mais nous avons également des ambassadeurs dans le monde de la Formule E, un champion de BMX, de Moto 2 ou encore un karatéka. Nous collaborons également ponctuellement avec des blogueurs.

 

Avec Arlette, vous avez repris le management de la marque en 2013. Qu’est-ce qui vous a poussé à relever ce défi ?

Désireux de développer d’autres projets personnels, Cédric Chevalley m’a proposé de reprendre mood en 2013. Si je me voyais gérer l’aspect communication et marketing, j’avais clairement besoin d’un binôme pour les questions de production ou de création. J’ai de suite pensé à Arlette que je connaissais déjà et que j’avais rencontrée lors de précédents évènements. Je lui ai donc proposé de se lancer dans l’aventure avec moi, un challenge qu’elle a accepté de relever sans aucune hésitation.

 

N’est-ce pas difficile de travailler en duo? Comment s’organise la répartition des tâches?

Nous sommes autant différentes que complémentaires. Nous partageons aussi le même enthousiasme et la même énergie, dans les bons tout comme dans les mauvais moments. Nous voyons notre duo comme une force.

 

Et au niveau du management, quels sont les métiers qui se cachent derrière Mood ?

Arlette et moi supervisons ensemble le management de notre équipe de 18 personnes qui comprend une équipe de production de 5 personnes (dont 3 bijoutières), une responsable pour la gestion globale des mood stores, des vendeuses ou gérantes de boutique, un chargé de relations presse, un responsable informatique-développement du webmarketing et une comptable, sans compter notre staff à Martigny ou à Barcelone. Nous formons également des apprentis employés de commerce et accueillons une étudiante le samedi.

Notre équipe est soudée et motivée par la marque. Notre aventure est fun et nous sommes fières de les voir œuvrer au quotidien avec une telle motivation.

 

Dès que vous avez repris Mood, vous avez multiplié l’ouverture de Mood stores: à Orbe, à Martigny et même à Barcelone. Pourquoi avez-vous accéléré le développement de la marque de cette manière ?

Notre premier Mood store a ouvert ses portes à Orbe en octobre 2015. Le succès a été phénoménal ! Les clients faisaient la queue à l’entrée du magasin, c’était complètement fou.

En janvier 2016, nous avons ouvert à Vernier pour nous rapprocher de nos clients genevois. En juillet de la même année, ce fut le tour de Martigny et en octobre, nous avons ouvert à Barcelone. En ce début 2017, nous sommes heureuses d’ouvrir un nouveau magasin à Carouge, qui remplacera notre petit show-room temporaire de Vernier.

 

Sur quoi repose la success story de Mood ?

Je pense que le produit plait vraiment aux gens. Il ne s’agit que d’une seule bague, mais les possibilités de personnalisation sont tellement vastes qu’il est impossible de s’en lasser. Ce succès est également basé sur toute l’énergie que nous avons mise à développer non seulement les produits, mais aussi l’image de la marque. Puis l’effet boule de neige a fait son travail, notamment grâce au bouche-à-oreille et à notre forte présence sur les réseaux sociaux.

  

Quel est le profil de vos clients ?

Nos bagues sont un tel accessoire de mode que nous avons de très fidèles clients qui possèdent toute la collection Mood. Ils ne s’en lassent pas. Nous comptons un grand nombre de femmes entre 30 et 50 ans. Nos bagues conviennent autant aux sportifs qu’aux clients « chic ». Nous essayons de développer des produits de joaillerie haut de gamme avec un design sobre et contemporain, composés de beaux matériaux.

Nous travaillons également sur une collection destinée aux hommes. On voit également de plus en plus de demandes pour les alliances. Les futurs mariés cherchent quelque chose de différent, plus original que des alliances traditionnelles.

 

Mood, c’est combien de bagues vendues par année ?

Pour l’année 2016, ce sont entre 4’000 et 5’000 nouvelles bagues vendues.

 

Quels sont les futurs projets pour Mood?

Outre notre nouvelle boutique de Genève, nous aimerions également nous développer en Suisse allemande en ouvrant, pourquoi pas, une boutique à Zurich ou à Berne. Nous avons même pensé au Tessin. Nous avons un travail important à faire maintenant que la boutique de Barcelone est ouverte. Ce n’est pas parce que le shop est là que le travail est terminé.. au contraire J Une fois que nous aurons une certaine notoriété à Barcelone, pourquoi ne pas ouvrir un mood store à Madrid ! Et ensuite pourquoi pas Berlin… 🙂

 

Plus d’informations sur https://www.yourmood.net/

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