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Nous avons rencontré Mathieu Jaton

Il est à la tête du Montreux Jazz Festival. A l’occasion du Montreux Jazz Festival, Mathieu Jaton se confie à Socialize Magazine lors d’une interview yeux dans les yeux, en toute authenticité.

 

Socialize Magazine | Mathieu, tu nous reçois au Royal Savoy Lausanne, un haut lieu de la capitale vaudoise. Est-ce que cet endroit te correspond ?
Mathieu Jaton | Tout à fait. J’aime cette atmosphère du luxe simple et raffiné, lorsque les choses sont faites avec le cœur. L’artificiel ne me ressemble pas.

 

Parlons musique. Quelle est la dernière chanson que tu as écoutée aujourd’hui, avant cette interview ?
Le dernier album de Phoenix, sorti il y a quelques jours. Je l’attendais avec impatience, d’autant plus que le groupe sera à l’affiche du festival.

 

Dans ta playlist personnelle, que retrouve-t-on ? Du jazz, du rock, du rap ?
On y trouve de tout, surtout du rock planant comme Radiohead et d’autres groupes que je suis depuis longtemps. J’écoute autant de jazz, de hard rock, de hip-hop et d’électro.

 

On a tous une chanson qui symbolise notre vie ou nous-même ? Quelle est la tienne ?
Je pense que j’en ai plusieurs qui symbolisent des périodes de vie. pilgrim de fink est la première à laquelle je pense car elle représente un instant important de ma vie. Toute en évolution, cette superbe chanson monte en puissance. Quant à one de U2, elle me rappelle mon adolescence. Je l’écoutais sur CD (sourires). Je pense également à rain de Terence Trent d’Arby.

 

Si tu devais faire le même exercice pour représenter le Montreux Jazz Festival : un artiste, une chanson, un air ou un instrument qui résumerait à lui seul ces 51 années de festival ?
smoke in the water de Deep Purple est une chanson gravée dans l’histoire du festival. Miles Davis et Marcus Miller avec tutu puis feeling de Nina Simone, en concert à Montreux en 1976, restera également un souvenir incroyable. Autre moment phare, le concert hallucinant de David Bowie en 2002, avec sa chanson life on mars. Pour finir, l’incontournable purple rain de Prince.

Si on t’avait demandé de nommer une personne emblématique, tu aurais probablement dit Claude Nobs. Y-a-t-il un objet, un trait de caractère ou un conseil de Claude Nobs que tu gardes encore aujourd’hui ?
Pour l’objet, sans hésitation le jukebox. Claude était un collectionneur presque compulsif de beaucoup de choses, mais surtout de jukeboxes, de flippers et de vinyles. Aujourd’hui, en 2017, c’est tout de même la classe d’avoir un jukebox chez soi. Toujours à la pointe de l’avant-garde, Claude n’a jamais subi de mode, il les réinventait avec sa personnalité et sa vision. Il a toujours été lui-même et c’est ce que j’ai toujours aimé chez lui. Il n’avait que faire des « qu’en dira-t-on », il voyait toujours le verre à moitié plein.

Un conseil que je garde de lui : « Reste toi-même ». Nous nous retrouvons sur cette valeur d’authenticité, malgré cet univers de stars et de paillettes. Je repense à ces moments où nous partagions un verre de vin et un morceau de fromage à trois heures du matin, à parler de tout et de rien.

 

Tu es quelqu’un de particulièrement mystérieux et peu présent dans la presse. On te voit rarement dans les mondanités romandes. Pourquoi ?
J’ai en effet fait le choix de rester discret sur ma vie privée, mais aussi sur des sujets et des évènements qui ne me concernent pas directement. Je me rends sur des plateaux de télévision ou à la radio uniquement si j’estime avoir la légitimité de le faire et si je peux apporter quelque chose de par mon travail. Je l’ai appris avec Claude. Les relations publiques font partie du rôle de patron, mais avec parcimonie. Je pense que plus on est authentique, plus on est crédible.

 

Tu vis à Lausanne. Quand tu veux savourer un bon petit plat, quelles sont les tables que tu apprécies, où tu peux passer incognito, ou presque ?
Epicurien dans l’âme et venant de l’École hôtelière, je mange régulièrement à la brasserie du Royal Savoy Lausanne, établissement qui défend des valeurs que je rejoins. J’ai une fascination pour Réza Nahaboo, « Meilleur Sommelier de Suisse 2016 », qui apporte ses conseils avec cœur et passion. J’aime lui laisser carte blanche et me proposer les meilleurs accords. C’est un moment de partage incroyable. Je me rends également volontiers au restaurant Miyako au Beau-Rivage Palace de Lausanne, à la Croix d’Ouchy, à La Stella, au port de Pully ou encore au camping de Vidy où l’on mange également très bien.

 

Pizza, sushi, raclette, burger ou thaï ? On te laisse le même choix que sur les quais du Montreux Jazz Festival ! Quelles sont les saveurs que tu apprécies le plus ?
Je suis un amoureux inconditionnel du Japon. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un festival a lieu là-bas. Ainsi, je peux y aller ! (sourires). On oublie souvent à quel point la cuisine japonaise est variée et saine. Etant fribourgeois d’origine, je ne passe pas à côté d’une meringue-double crème, d’une raclette ou d’une fondue !

 

Après la cuisine, la détente. Quels sont les lieux où tu aimes te ressourcer ?
Mon chez moi, plus particulièrement ma terrasse et mon jardin à Lausanne. Je sors relativement peu parce que mon métier implique beaucoup de déplacements, principalement dans le monde de la nuit. Sortir le soir n’est donc pas un besoin prioritaire. J’apprécie par contre de passer une soirée dans un bar. J’aime les soirées surprenantes. Les plus belles soirées sont celles qui sont improvisées où on se laisse porter. C’est mon coté « improvisateur jazz ».

 

Quel a été ton dernier concert ou ton dernier spectacle ?
Le dernier concert : Coldplay au Parc Olympique de Lyon. La production était impressionnante ! Le dernier spectacle qui m’a scotché : le Presbytère du Bejart Ballet, sur la musique de Queen, rendant hommage à Montreux.

 

Est-ce que tu vis au jour le jour ou est ce que tu planifies tout ?
Au niveau professionnel, je suis très organisé, tout est planifié. Quant à ma planification personnelle, ce n’est pas mon fort mais je progresse (sourires). Planifier mes vacances de Noël me semble extraterrestre. Je vis au jour le jour avec une adrénaline et une agitation permanentes.

 

Pratiques-tu un sport ?
J’essaie. J’adore les sports de jeux car j’ai besoin d’être entouré. Avec l’équipe du bureau, nous avons repris le badminton tous ensemble. A l’époque, je faisais du basket et du tennis. Par contre, il ne faut pas me demander d’aller courir le matin ! (rires).

 

Revenons à la musique. Un instrument de prédilection ?
Dans ma jeunesse, j’étais guitariste et chanteur au sein d’un groupe que j’ai quitté en entrant au festival. Je possède plusieurs guitares à la maison. Je suis sûr qu’un jour je pourrai reprendre la musique en groupe. Quand je tiens une guitare, je suis métamorphosé ! (sourires).

 

Parle-nous de l’édition 2017 du Montreux Jazz Festival. Quels sont les moments que l’on attend tous ? Quels sont ceux que tu attends personnellement ?
Tout le monde attend Lauryn Hill ou Tom Jones. Personnellement, je me réjouis de la soirée Max Richter et Nicolas Jaar. Cette soirée sonne improbable sur papier, mais elle risque d’être surprenante grâce au mélange de musiques électronique et classique. Nous aimons bien programmer, lors d’une même soirée, des artistes qui vont permettre aux différents publics de se rejoindre.

 

As-tu une anecdote croustillante à partager avec nous ?
Faire venir Lauryn Hill fut un coup de folie. Le deal s’est fait en vingt-quatre heures, entre deux et six heures du matin, après un sms envoyé à Quincy Jones. (sourires).

  

Tu as maintenant trois mots pour conclure et définir 3 choses : ta vie, ta carrière et ta personnalité.
Ma vie : en perpétuelle évolution.
Ma carrière : tout reste encore à faire.
Personnalité : authentique.

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