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Rencontre avec Mélanie Freymond

Elle vient de fêter ses 40 ans, elle est pétillante et au top de sa carrière : Mélanie Freymond, journaliste et présentatrice, séduit son public avec son talent et son capital sympathie. Active sur le territoire romand comme en Suisse alémanique, elle passe de plateaux de télévision à la modération d’évènements, quand elle n’est pas dans l’avion pour ses nombreux voyages. Rencontre avec une femme brillante qui n’a pas fini de faire parler d’elle.

 

Socialize Magazine | Mélanie, difficile de passer à côté de tes belles aventures quotidiennes que tu partages volontiers sur les réseaux sociaux. Entre voyages, tournages d’émissions et évènements, comment organises-tu ton temps ?
Mélanie Freymond | C’est la grande question ! L’organisation, c’est un peu le nerf de la guerre, surtout lorsqu’on y ajoute le fait d’être maman. C’est un jonglage relativement complexe qui passe par la famille, les amis et la garderie. J’ai d’ailleurs coutume de dire que nous sommes des jongleurs professionnels (rires). J’ai un agenda dans lequel je rentre tous mes rendez-vous et déplacements. Quand je dois partir en voyage, j’ai la chance de pouvoir compter sur le papa de mon fils et sur ma maman à qui je dois beaucoup. Elle fait régulièrement le déplacement depuis Bruxelles pour me permettre de réaliser mes activités professionnelles.

 

Journaliste de métier, tu t’es rapidement tournée vers l’animation et la modération d’émissions et d’évènements publics ou privés. Animer te fait davantage vibrer que le métier de journaliste ?
En réalité, les choses se sont passées différemment. Lorsque je me suis inscrite à l’université pour entamer mon Master en journalisme et sociologie de la communication, le but premier était de devenir journaliste. A la même période, j’ai été engagée par la Radio Télévision Suisse (RTS) et me suis alors retrouvée face à un dilemme : celui de vouloir étudier le journalisme ou faire de la télévision. Ces deux activités se sont révélées complexes à gérer d’autant plus qu’à l’époque, je tournais une émission qui impliquait des déplacements réguliers. Je me suis donc donnée comme objectif de passer mes examens de première année de Master. Si j’y arrivais, alors je continuerais. J’ai finalement enchainé mes quatre années d’études tout en poursuivant mon travail à la télévision.

 

Comment a démarré ta carrière sur le petit écran ?
J’ai commencé avec l’animation d’une émission pour les enfants. Cette propulsion dans le monde de la télévision s’est avérée extrêmement formatrice puisque j’ai appris, sur le tas, à réaliser des interviews, à présenter, à être face à un public sur le terrain comme en studio. C’était la meilleure des écoles ! Mes deux métiers de journaliste et d’animatrice se sont donc construits parallèlement. J’ai toujours eu cette double casquette et comme je suis curieuse de nature et touche-à-tout, je n’aime pas me limiter. Je vais là où je sens l’intérêt. Je fonctionne au feeling.

 

Quel est le cœur de ton métier aujourd’hui ?
Mon cœur de métier est une combinaison du journalisme et de l’animation. Certains évènements que j’anime nécessitent une formation de journaliste. Si j’étais uniquement présentatrice, ce serait vraiment compliqué. Parfois, je travaille dans des domaines que je ne connais pas. Par exemple, j’ai animé beaucoup de débats pour des sociétés actives dans l’IT. C’est un domaine complexe qui nécessite des recherches sur le sujet et une importante préparation du dossier. Ma formation de journaliste est un atout considérable. Ensuite, la prestation d’animation sur scène, c’est la partie sympathique et amusante du travail.

  

As-tu senti, à un certain moment, un véritable tournant dans ta carrière ?
Je me souviens de certains moments où j’ai failli abandonner. Il est très difficile, en Suisse romande, de vivre de la télévision parce que nous sommes un tout petit pays. J’ai donc traversé une phase durant laquelle je me suis dit que j’allais raccrocher car je ne gagnais pas assez d’argent pour joindre les deux bouts. Lorsque j’ai quitté Rouge FM en 2013, je pensais que je retrouverais facilement un emploi dans les médias, grâce au réseau que j’avais développé. Mais ce n’est pas du tout de cette manière que les choses se sont passées. A l’époque, les médias licenciaient plutôt qu’ils n’engageaient. Je suis entrée dans un processus de réflexion qui a duré deux ans et au bout duquel je me suis rendue compte que j’arrivais à me débrouiller toute seule. En septembre 2015, je me suis mise à mon compte. Depuis, ma carrière a explosé et je fais vraiment ce que j’aime.

 

C’est l’amour de la scène qui t’a donné la motivation de te battre ?
Je me suis toujours sentie à ma place sur un plateau de télévision. Cette sensation m’a donné la force de ne rien lâcher, même dans les moments difficiles. J’entends souvent des gens me dire qu’ils aimeraient faire de la télé. Mais s’il s’agit juste d’une envie d’être vu, ce n’est pas suffisant. Il faut avoir les reins solides et être persuadé que c’est vraiment ce que l’on veut. Le parcours est long et sinueux et, surtout, rien n’est jamais acquis.

  

Tu as maintenant 40 ans et tu es au top de ta carrière. Selon toi, quelles sont les choses à ne pas faire pour éviter le flop ?
Je crois qu’il faut rester totalement honnête avec soi-même, savoir s’écouter, être sincère et authentique. Il faut être persuadé que l’on se trouve au bon endroit et que l’on fait les choses pour les bonnes raisons. Pour ma part, je sais que je suis à ma place et que je suis faite pour ce métier. Les moments difficiles de mon parcours me l’ont prouvé et c’est ce qui me permet aujourd’hui d’avancer en toute authenticité et sincérité. Si on suit sa ligne de conduite, on ne se trompe pas.

  

Tu bénéficies d’un important capital sympathie auprès de ton public, quel est la recette du succès pour être aimée de toutes les générations ?
Premièrement, on ne peut pas plaire à toute le monde. Partant de là, j’accepte toutes les critiques pour autant qu’elles soient constructives. Je ne me préoccupe d’ailleurs pas des commentaires des « haters ». Au début de mon parcours, j’ai eu cette illusion que j’allais pouvoir plaire à tout le monde, mais c’est impossible. Une fois que l’on comprend ça, on peut avancer sereinement.

Tu es très investie auprès d’associations caritatives. Quels sont ces projets ?
A l’époque, je suis partie avec World Vision, une ONG internationale qui a pour but d’aider les enfants mais aussi leurs familles dans des zones en conflit ou avec d’importants problèmes sociaux. Ils montent des programmes afin de permettre aux enfants d’aller à l’école, de vivre dans de bonnes conditions d’hygiène et aux familles d’être autonomes financièrement. J’étais donc partie avec eux au Bangladesh pour aller voir de quelle manière leurs programmes étaient mis en place sur le terrain. C’était une expérience exceptionnelle. Dernièrement, je suis partie à Mayotte pour Sea Shepherd. Cette opération autour des tortues avait pour but d’éveiller les consciences sur le braconnage et l’éventuelle disparition des tortues marines. L’écologie, la défense des animaux, la protection des enfants et l’aspect associatif en général me tiennent à cœur et je souhaite les inculquer à mon fils. Si ma notoriété peut servir à défendre de telles causes, c’est alors avec plaisir que je m’implique.

 

Quelles sont les activités qui te font vibrer le week-end par exemple ?
Le voyage ! Grâce à mon travail, j’ai la chance de pouvoir beaucoup voyager. Il faut dire que c’est aussi quelque chose que j’ai dans les gènes. Je suis liée au monde du voyage depuis toujours : mes grands-parents maternels étaient déjà de grands voyageurs à une époque où les gens ne voyageaient pas beaucoup et je crois que je tiens cette passion de là. Ma mère aussi a toujours été une grande voyageuse et exploratrice. J’ai aussi été hôtesse de l’air (rires). Si je peux voyager dans ma vie privée, je le fais et si c’est le cas par le biais de mon travail, j’en suis très heureuse aussi. J’essaie donc souvent de combiner les deux.

  

On t’a vu participer à un concours d’une célèbre marque de pâtes italiennes. Alors, dans ta cuisine, on est plutôt lasagnes ou spaghetti ?
J’ai coutume de dire que je devais être italienne dans une autre vie. J’adore tellement les pâtes que je pourrais en manger tous les jours et sous toutes les formes. J’adore les préparer. Côté sauces, je craque pour la carbonara !

  

Quelles sont les saveurs que tu préfères ?
J’apprécie énormément la cuisine du monde, la gastronomie française et italienne. La cuisine libanaise est une cuisine que j’aime également. Dans les choses plus simples, j’adore les crêpes, les gaufres ou les frites, et là ce sont mes racines belges qui ressortent (rires). J’aime aussi tout ce qui est exotique, les naan, les samosa, les curry. En Inde, ils ont une cuisine végétarienne très riche, ce qui me plait aussi car je ne mange presque plus de viande.

  

Tu t’es récemment rendue au Maroc, y as-tu fait de belles découvertes culinaires ?
Sans aucun doute la fameuse crêpe marocaine servie au petit déjeuner, à déguster avec du miel ou de la confiture. Quant au couscous garni, en plus du goût, c’est un vrai plaisir pour les yeux !

  

Quel est le plat préféré de ton enfance ?
Il y avait quelque chose que je demandais toujours pour mes anniversaires mais que je ne mangerais absolument plus aujourd’hui, bien que mon père, excellent cuisinier, le prépare à merveille : la langue de bœuf avec de la sauce aux câpres et du riz ! C’était à tomber par terre !

 

Quel est le plat que tu préfères préparer à ton petit garçon de 5 ans ? Est-ce qu’il met également la main à la pâte en cuisine ?
Il cuisine souvent avec moi. Il aime couper les légumes et d’ailleurs, il les adore. Il mange aussi beaucoup de fruits. Ensemble, nous réalisons souvent des gâteaux. Le chocolat, c’est son péché mignon, il pourrait en manger du matin au soir !

 

Quels sont tes rêves les plus fous et lesquels aimerais-tu réaliser les 10 prochaines années ?
J’aimerais pouvoir continuer à être épanouie dans mon travail, entourée par des personnes de qualité et travailler sur de beaux projets de télévision, en Suisse ou ailleurs. Après mon denier séjour au Maroc sur le rallye Roses des Sables, j’avoue que j’adorerais à mon tour y participer en tant que membre d’un équipage. Pour terminer, j’espère pouvoir garder autour de moi ceux que j’aime, le plus longtemps possible.

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