Genève n’a pas fini de nous surprendre.
Né d’un pop-up estival en 2023, Meshuga ouvre enfin ses portes pour de bon au cœur des Eaux-Vives. Cuisine généreuse faite maison, ambiance funk-rétro affirmée et une seule envie : réunir tout le monde autour de la table. On a hâte de s’y attabler.
Il y a des adresses dont on se souvient longtemps après la dernière assiette. Meshuga en fait partie. En 2023, Raoul Weil installe un pop-up estival à la rue des Bains, le temps d’un été seulement, mais avec déjà l’idée d’y revenir un jour.
C’est désormais chose faite. Cet été, Meshuga pose définitivement ses valises aux Eaux-Vives : une terrasse, une salle colorée et vibrante, un lieu pensé pour que les gens restent. Même générosité, même exigence qu’à ses débuts. Ce qui frappe d’emblée, c’est cette volonté de créer un point de ralliement plutôt qu’un simple restaurant de passage.
Une cuisine faite maison, du sol au plafond
Chez Meshuga, tout est préparé sur place, à partir d’ingrédients choisis avec soin et locaux quand c’est possible. Le houmous est monté maison avec des pois chiches genevois. L’aubergine, brûlée et fondante, se déguste avec du chrain, de l’huile d’olive et un tahini crémeux.
« Meshuga, c’est célébrer cette richesse autour de la table : on rompt le pain, on partage un repas, une conversation, un moment ensemble », résument les fondateurs..
Le chou-fleur rôti entier, servi avec une sauce au yoghourt, du citron confit maison et du sumac, est devenu culte depuis l’époque du pop-up. À la carte aussi : poulet sous-vide laqué au citron, agneau confit relevé au zhug, arayes croustillantes fourrées à l’agneau haché, et un bagel de Jérusalem livré par des artisans. Midi, afterwork ou dîner, on commande plusieurs petites assiettes, on les pose au milieu et on partage.
Un duo, de jeunes talents et une vraie identité
Derrière les fourneaux, un duo soudé. Raoul Weil a bâti Meshuga de ses mains, après dix ans passés à construire Umamido et CoinCoin. Guillaume Bensahel, aux origines marocaines et méditerranéennes, l’a rejoint début 2025. Anciens de l’EHL tous les deux, ils partagent la même vision de l’hospitalité.
Côté décor, l’ambiance funk-rétro est assumée jusqu’au moindre détail : typographie massive, couleurs franches, art graphique confié à de jeunes talents. L’identité visuelle est signée par l’agence genevoise TWKS, l’architecture par Pauline Ayache de KOMPIS architectes. Le résultat : un lieu joyeusement chaotique, vivant du matin au soir.
Une adresse à noter d’urgence pour l’été genevois.
Fondateur du Socialize Magazine, Sandro est passionné par les voyages, la pop-culture, les nouvelles technologies et amateur de bonnes tables! Son motto? #kiffance!

