Crêpes, pancakes et bonne humeur du matin au soir.
A Renens et Lausanne, The Pancakes Mafia a réglé une frustration que tout le monde connaît : ne plus jamais arriver trop tard pour bruncher.
L’idée est née d’un constat tout bête, presque universel. Le brunch, c’est délicieux, mais c’est aussi une course contre la montre. Service qui s’arrête à 14h le dimanche, réveil un peu tardif, et voilà qu’on rate le coche une fois de plus.
Derrière The Pancakes Mafia, il y a un couple qui en avait assez de cette logique de créneau. Plutôt que de subir, ils ont retourné la question : pourquoi ne pas proposer ces plats réconfortants toute la journée, sans contrainte d’horaire ?
C’est là qu’intervient le terme « brinner », contraction de breakfast et dinner. Pas une invention maison, mais un concept qui collait parfaitement à leur vision : des crêpes et des pancakes, sucrés comme salés, du matin jusqu’au soir. Des assiettes généreuses, gourmandes, pensées pour celles et ceux qui veulent manger quand ça leur chante. Un petit-déjeuner tardif, un goûter, un dîner cosy… ici, personne ne regarde la montre.

Un nom né en pleine pandémie
Et le nom, alors ? L’histoire vaut le détour et elle est intimement liée au COVID. Contraints de changer d’enseigne pour des raisons de protection de marque, les fondateurs traversaient une période où la plupart des établissements baissaient le rideau. Eux ont fait le pari inverse, ne fermer aucun jour et continuer uniquement à l’emporter.

C’est là qu’une petite communauté s’est formée. Une trentaine, une quarantaine de fidèles venaient chercher leurs crêpes presque quotidiennement, échangeant quelques mots à chaque passage. Une vraie famille de clients soudée par les circonstances.
Un jour, l’un d’eux pousse la porte, salue tous les habitués et lance spontanément : « Bonjour à toute la mafia des pancakes ! » L’expression est restée. Drôle, juste, et porteuse d’une vraie charge sentimentale. Difficile de trouver baptême plus sincère.
Renens, le pari payant
Côté implantation, le choix de Renens relevait du pari. Le bail a été signé deux mois seulement avant le début de la pandémie, autant dire dans un brouillard total. L’équipe aurait pu reculer. Elle a décidé d’y croire.
Avec le recul, c’était la bonne décision. L’emplacement en gare colle parfaitement au concept : un lieu vivant, du passage toute la journée, des profils variés. La carte en continu y prend tout son sens. On peut y accueillir quelqu’un qui prend un café à 7h, un client qui veut bruncher à 15h, ou un autre qui cherche un repas généreux en fin de journée. Cette flexibilité fait partie de l’ADN de la maison.

Au rayon des stars de la carte, impossible de passer à côté du Banana Spéculoos. Surnommé en interne « notre partenaire minceur » avec une bonne dose d’autodérision, il assume pleinement sa gourmandise : pancakes moelleux, Nutella, crème maison, banane et éclats de spéculoos. Un plat très visuel, qui fait toujours son petit effet à l’arrivée. Les clients jurent souvent qu’ils n’ont plus faim rien qu’en le voyant. Et finissent quand même leur assiette.
La carte évolue aussi au gré des envies, avec des recettes du moment. En ce moment, c’est un avocado toast revisité qui cartonne avec guacamole maison, œufs brouillés, chèvre et une pointe de miel. Toujours généreux, mais bien équilibré.
Plus qu’un resto, un lieu de vie
Au fond, The Pancakes Mafia ne se résume pas à des assiettes. L’objectif assumé, c’est de créer une expérience. Le côté « Good Vibes » est central avec l’ambiance, la musique, l’accueil et l’énergie de l’équipe qu’ils mettent en place. Tout ce qui donne envie de rester un peu plus longtemps et surtout de revenir.
Des crêpes et des pancakes généreux à toute heure, dans une atmosphère conviviale et familiale. Le programme est simple et c’est précisément ce qui le rend efficace. Une adresse à noter pour le prochain brunch raté de justesse.
Fondateur du Socialize Magazine, Sandro est passionné par les voyages, la pop-culture, les nouvelles technologies et amateur de bonnes tables! Son motto? #kiffance!
