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Les 10 créateurs de contenu suisses à suivre absolument pour du contenu de qualité
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Les 10 créateurs de contenu suisses à suivre absolument pour du contenu de qualité

Un documentariste aux millions de vues, une libraire fribourgeoise qui parle bouquins face caméra depuis quinze ans, un chef de cuisine qui teste des téléphones la nuit.

Les créateurs et créatrices de contenu suisses ne se ressemblent pas et c’est tant mieux. Tour d’horizon de dix profils (parmi plus d’une centaine d’autres) qui méritent une place dans votre fil d’actualité, grosse audience ou pas.

On imagine souvent qu’il faut des centaines de milliers d’abonnés pour exister sur les réseaux. La réalité romande est toute autre. Sur les 341 profils recensés par l’agence lausannoise Vojood en septembre 2026, 271 comptent moins de 100’000 abonnés et 99 n’atteignent même pas les 10’000. Les marques suisses l’ont d’ailleurs bien compris. Comme le rappelait la RTS cet été, elles misent de plus en plus sur des créateurs régionaux aux communautés modestes mais engagées, plutôt que sur des vedettes qui parlent à tout le monde et à personne.

Cette sélection joue donc sur deux tableaux. Quelques têtes d’affiche que l’on ne présente plus, parce qu’elles ont ouvert la voie, et autant de profils plus discrets, choisis pour ce qu’ils créent, la singularité de leur univers et leur ancrage suisse. Pas de classement ici, juste dix bonnes raisons de cliquer sur « s’abonner » pour du contenu de qualité.

 

Le Grand JD, le pionnier devenu documentariste

Julien Donzé, alias Le Grand JD, fait partie de la première génération de youtubeurs francophones. Le Genevois ouvre sa chaîne en 2009 et se fait connaître avec des parodies et ses fameuses « étranges expériences ». Quinze ans plus tard, il rassemble plus de 4 millions d’abonnés sur YouTube, ce qui en fait l’un des youtubeurs les plus suivis de Suisse.

Ce qui frappe, c’est l’évolution de sa chaîne. Fini les délires potaches, place aux reportages au long cours. Il a filmé sur la ligne de front en Irak et en Ukraine, exploré la zone de Fukushima et traqué le lynx dans le Jura. En février 2026, il a sorti avec la RTS « Le Fantôme des Rocheuses », un documentaire de plus d’une heure tourné pendant deux mois au Canada, sur les traces du puma, aux côtés du photographe animalier neuchâtelois Neil Villard.

Pourquoi le suivre ? Parce qu’il prouve qu’on peut passer de la vidéo drôle au documentaire ambitieux sans perdre son public. Chaque vidéo est un petit film, avec une vraie écriture et une curiosité sans limites.

Où le trouver ? Sur YouTube et sur Instagram.

 

Margaud Liseuse, la libraire qui parle bouquins depuis 2011

Margaud Quartenoud est libraire de formation, Fribourgeoise et passionnée de littérature depuis sa rencontre avec Harry Potter à l’adolescence. En 2011, à 21 ans, elle surmonte sa timidité et publie sa première vidéo sur YouTube, où elle présente ses derniers achats de livres. Elle n’a plus jamais arrêté. Sous le nom de Margaud Liseuse, elle conseille une lecture par semaine à une communauté qui approchait les 75’000 abonnés en 2025.

Son terrain de jeu, ce sont les genres que la critique traditionnelle boude, la littérature jeunesse, la romance, la fantasy, la science-fiction. Elle a aussi lancé un podcast où elle lit des contes, « Il était quelques fois », et écrit un roman à quatre mains avec sa mère. « Le livre, ça reste une niche, même sur YouTube », reconnaissait-elle sur Frapp en 2025. Une niche qu’elle habite avec une constance rare.

Pourquoi la suivre ? Pour retrouver le plaisir de lire sans snobisme, et parce que quinze ans de recommandations honnêtes, ça se respecte.

Où la trouver ? Sur YouTube et sur son blog, La Liseuse.

 

Baghera Jones, la Neuchâteloise qui fait vibrer Twitch

Justine Noguera, alias Baghera Jones, est née à Neuchâtel en 1995. Graphiste de formation, elle lance ses premiers directs sur Twitch en 2018, presque par hasard, après avoir découvert la plateforme grâce à son frère. Trackmania, jeux de rôle, projets collectifs comme GTA RPZ, elle enchaîne et sa communauté grandit à vue d’œil.

En 2023, elle est reconnue comme la streameuse francophone la plus regardée, avec près de 4 millions d’heures de visionnage. Depuis, on la croise aux côtés de Squeezie, Natoo ou McFly et Carlito, au Z Event, au GP Explorer ou dans Danse avec les stars d’Internet. Elle n’hésite pas non plus à prendre la parole contre le sexisme dans le milieu du jeu vidéo. « Je suis fière de ma communauté sur Twitch », confiait-elle à Femina en 2024.

Pourquoi la suivre ? Pour son énergie en direct, son esprit de compétition assumé et parce qu’une Neuchâteloise au sommet du Twitch francophone, ça ne se voit pas tous les jours.

Où la trouver ? Sur Twitch, sur YouTube et sur Instagram.

 

Jenny en vadrouille, les balades en famille sans prise de tête

Où emmener les enfants ce week-end sans finir dans un centre commercial ? Jenny a fait de cette question un blog et un compte Instagram suivi par quelque 30’000 personnes. Randonnées adaptées aux petites jambes, promenades en poussette, places de jeux, fermes à visiter, balade avec une chèvre ou chasse aux lutins dans la forêt des Paccots, elle passe la Suisse romande au peigne fin, avec des incursions au Tessin et à l’étranger.

Son site jennyenvadrouille.ch classe tout par région et par type d’activité, avec les infos qui comptent vraiment quand on a un enfant de trois ans dans les bras, à savoir l’accès, la durée et le niveau de difficulté. Un vrai service, bien loin des paysages de carte postale sans mode d’emploi.

Pourquoi la suivre ? Parce que c’est le compte le plus utile de Suisse romande pour les parents en panne d’idées, et qu’il donne envie de sortir même quand la météo hésite.

Où la trouver ? Sur Instagram et sur jennyenvadrouille.ch.

 

Geo Cadiias, le Genevois qui rit de nos petites manies

Georges Fournier, alias Geo Cadiias, a publié sa première vidéo à 12 ou 13 ans. Une histoire de spray pour les toilettes, 500 vues et deux commentaires si méchants qu’ils l’ont empêché de dormir. Le Genevois de Plan-les-Ouates a persévéré, et bien lui en a pris. Ses sketchs et scénettes sur la vie de tous les jours cumulent aujourd’hui des millions de vues, certaines vidéos dépassant à elles seules le million.

En 2023, watson le créditait de plus de 1,3 million d’abonnés sur TikTok, plus de 570’000 sur YouTube et près de 180’000 sur Instagram, un compte qui dépasse désormais les 228’000. On l’a aussi croisé chez Tataki, le média jeune de la RTS. Son humour, direct et parfois grinçant, ne fait pas l’unanimité, et il l’assume. « On m’a reproché d’être trop borderline », confiait-il à watson.

 

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Pourquoi le suivre ? Pour un humour de proximité qui parle de nous, avec les références de chez nous et parce que voir un Genevois se faire une place face aux mastodontes français du sketch, ça fait plaisir.

Où le trouver ? Sur TikTok, sur Instagram et sur YouTube.

 

Léa Struchen, la Lausannoise qui connaît tous les bons plans

Léa Struchen se présente comme une « Lausannoise en vadrouille », et son compte Léa Enjoy tient la promesse. Adresses où manger, marchés éphémères de fin d’année, activités du week-end, sorties à tester dans le canton et parfois bien plus loin, elle publie au quotidien sur Instagram pour une communauté d’environ 20’000 personnes. Avec une ambition affichée sur Threads, viser un public romand plutôt que de courir après l’audience française.

Ce qui fait la différence, c’est le côté local et sans fard. Pas de décor de rêve, des lieux que l’on peut vraiment tester le samedi suivant, et la franchise de prévenir quand une activité est trop touristique. Elle collabore aussi volontiers avec d’autres créatrices de la région, le temps d’un hiver à écumer les pop-up lausannois par exemple.

Pourquoi la suivre ? Parce qu’elle répond à la question que tout le monde se pose le vendredi soir, on fait quoi ce week-end, avec des réponses à moins de trente minutes de Lausanne.

Où la trouver ? Sur Instagram, sur TikTok et sur Threads.

 

Noam Yaron, le nageur qui raconte le lac et la mer

Né à Morges en 1997, Noam Yaron se présente comme éco-aventurier. Nageur de bassin passé à l’ultra-endurance en eau libre, il traverse le Léman en 2021 en moins de 20 heures. Il découvre alors l’ampleur du plastique dans nos eaux, et cette prise de conscience devient le moteur de ses projets.

En 2025, il relie Calvi à Monaco à la nage. 191 kilomètres, 102 heures dans l’eau sans interruption, avant de s’arrêter à deux kilomètres des côtes, épuisé, la peau brûlée par le sel. Une aventure suivie par des dizaines de millions de personnes, qu’il documente sans filtre auprès de ses quelque 466’000 abonnés sur Instagram. Son objectif est clair, « parler des enjeux en Méditerranée », comme il l’expliquait à France Bleu. Un documentaire a été annoncé dans la foulée.

Pourquoi le suivre ? Parce qu’il mêle exploit sportif et engagement pour l’environnement, avec une sincérité qui touche bien au-delà des amateurs de natation.

Où le trouver ? Sur Instagram.

 

Simplement Julien, la voiture électrique sans langue de bois

Sur sa chaîne YouTube, Simplement Julien annonce la couleur, « la mobilité électrique sans filtre ». Ce Suisse toujours en vadrouille publie deux formats longs par semaine, essais complets, retours d’expérience sur de longs trajets et exclusivités, en montrant aussi bien les avantages que les inconvénients de la voiture électrique. Sur TikTok, il réunit près de 34’000 abonnés, et un peu plus de 22’000 sur Instagram.

Ce qui plaît, c’est le ton. Ni militant, ni vendeur, plutôt un utilisateur éclairé qui teste, compare et raconte ses trajets avec une bonne humeur communicative. Un créneau encore rare en Suisse romande, alors que la question de l’électrique touche de plus en plus de ménages.

Pourquoi le suivre ? Parce que si vous hésitez à passer à l’électrique, ses vidéos valent mieux qu’une brochure de concessionnaire.

Où le trouver ? Sur YouTube, sur Instagram et sur TikTok.

 

Sami Loft, le Lausannois qui rend le quotidien joli

Sami Loft n’a que 24 ans mais publie depuis ses 14 ans. Cet ancien apprenti médiamaticien chez Swisscom a franchi le pas à plein temps en 2021, et bien lui en a pris. Sur TikTok, il réunit 1,2 million d’abonnés autour de vidéos douces et soignées sur la décoration, le café, la cuisine et la mode, entre Lausanne et Paris.

Son pseudonyme n’a rien à voir avec un appartement. Il cherchait « un nom court qui se prononçait dans toutes les langues », expliquait-il à watson. Son univers apaisé, très visuel, plaît à un public jeune bien au-delà de la Suisse, et des marques comme Nespresso ou Caudalie l’ont bien compris.

Pourquoi le suivre ? Pour une bouffée d’esthétique et de calme dans un fil souvent bruyant. Et pour ses bonnes adresses lausannoises.

Où le trouver ? Sur TikTok, sur Instagram et sur YouTube.

 

Mister Perrier, chef de cuisine le jour, youtubeur la nuit

Il se surnomme l’Helvétech, et le programme tient en une phrase. Mister Perrier est chef de cuisine le jour, et enfile son costume de youtubeur la nuit, depuis son logement d’Yverdon-les-Bains équipé de haute technologie du sol au plafond. Tests de téléphones et d’ordinateurs, déballages, tutoriels, jeux vidéo et une série « Mac in Time » qui remonte le temps à la rencontre des anciens modèles de Mac.

Sa marque de fabrique, c’est l’humour. Là où beaucoup de chaînes tech alignent les fiches techniques, lui préfère raconter et faire sourire, ce qui rend ses vidéos accessibles même à ceux qui ne connaissent rien aux processeurs. Une dizaine d’années plus tard, il continue de publier, dernièrement autour des smartphones pliables.

Pourquoi le suivre ? Pour comprendre la technologie sans jargon, avec une pointe de dérision bien de chez nous.

Où le trouver ? Sur YouTube et sur Instagram.

 

Dix bonnes raisons de cliquer sur « s’abonner »

Documentariste, libraire, streameuse, humoriste du web, nageur, chasseuses de bons plans, chef geek ou passionné d’électrique, ces dix créateurs ont un point commun. Ils ont construit leur audience depuis la Suisse, avec des sujets qui leur ressemblent, sans attendre d’avoir des centaines de milliers d’abonnés pour proposer quelque chose. Certains sont devenus des références, d’autres sont encore au début du chemin. Dans les deux cas, c’est la sincérité et la régularité de leurs contenus qui donnent envie de les suivre.

Et si l’envie de rire vous prend en chemin, notre sélection des dix humoristes romands à suivre en 2026 est toujours en ligne.

Alors, à qui allez-vous faire une place dans votre fil d’actualité ?

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