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Sarah Coulaty accroche ses dessins au Mood Café de Lausanne

Découvrir Sarah Coulaty, c’est comme tomber sur un trèfle à quatre feuilles. La probabilité d’en trouver un est très faible mais lorsqu’on l’a entre les mains, Ô joie, bonheur, félicité, nous voilà émerveillés comme des enfants.

Avec Sarah, c’est pareil, le coup de cœur garanti. Appelons cela l’effet « Kiss-Coulaty ». Le style tremblant de cette jeune dessinatrice, qui utilise un bon vieux bouquin jaunis comme support, a du génie. Peut-être même un air de famille avec l’autrichien Egon Schiele ou bien plutôt le suisse Louis Soutter ?

Son trait libre un brin torturé et ses couleurs délavées nous ont séduit. Pour la première exposition solo de Sarah, nous vous invitons à tomber généreusement amoureux de son univers, au Mood café de Lausanne du 3 Novembre au 30 décembre 2017. Attention, les œuvres exposées sont toutes à vendre, vous risqueriez de repartir avec un cadre sous le bras !

A gauche, Autoportrait d’Egon Schiele, 1913. A droite, quelques portraits au crayon de Sarah Coulaty.

 

Jolie Sarah

Sarah Coulaty est une jeune française établie à Lausanne depuis plusieurs années, ostéopathe de profession, artiste de cœur et d’esprit. C’est dans la toute fraîchement vernie « rue des artistes » de l’esplanade du Flon à Lausanne que nous avons découvert Sarah en septembre dernier, dans le cadre de l’exposition « Marie Louise » chez FORMA.

 

Chère Marie Louise

A ne pas confondre avec le passe-partout, la Marie Louise est une sorte de transition entre un dessin et son cadre, généralement en bois. C’est le nom qu’a choisi le collectif lausannois de dessinateurs dans lequel Sarah Coulaty a trouvé sa place : « Marie Louise ». Une vingtaine de dessinateurs se réunissent in situ plusieurs fois dans le mois pour des séances de croquis. « We draw live » est leur raison d’être, c’est-à-dire que leurs œuvres tiennent compte du lieu qui les accueille ou des gens qui s’y promènent. C’est ce qu’on appelle le croquis sur le vif, dessiner un objet en vrai et non d’après une photo pour le saisir au vol, comme dans un instantané. Par exemple, le collectif s’est déplacé au Musée Jenisch pour les célébrations autour des 120 ans de l’institution veveysane. Vous pouvez en découvrir davantage sur la page instagram de Marie Louise.


Pour en savoir plus

> Site internet
> Instagram


La fille qui dessinait dans les livres

Sarah Coulaty emporte avec elle pour ses dessins sur le vif, non pas un carnet de croquis blanc immaculé mais plutôt un vieux roman allemand avec une reliure en cuir, aux pages jaunies par le temps et des montagnes de mots en caractère d’imprimerie. Un objet magnifique qu’elle emporte partout comme un gri-gri, dans son sac à main, et sur lequel elle dessine au gré de ses envies. Dans ce cas de figure précis, l’inconvénient majeur du livre c’est qu’on le range dans une bibliothèque. Tous ces trésors accumulés sur les pages intérieures ne verront jamais la lumière…Sauf si… On arrache les pages au livre comme on arrache le pain aux pauvres pour pouvoir encadrer chaque dessin individuellement puis les accrocher au mur. Ce livre comme objet d’art a un charme fou et on comprend Sarah qui a du mal à le désunir pour exposer. Néanmoins, ses dessins méritent de prendre place aux murs pour nous raconter des histoires, ses histoires. On a hâte.

L’autre particularité de Sarah c’est sa manière de rehausser ses dessins à l’aquarelle. Parfois, les surfaces de couleur se juxtaposent au-dessus des traits à l’encre de chine. De larges aplats de couleurs viennent pénétrer le papier. La couleur est comme « bue » par la feuille et sèche sur les lettres d’imprimerie. Sarah dissout les vêtements ou les paysages qu’elle dessine dans d’immense surfaces colorées. Le motif figuratif n’est jamais abîmé par la couleur mais plutôt ravivé et mis en lumière. Les habitants de ses croquis sont des personnages ombrés de couleurs, mystérieux et sympathiques.

Dans le domaine des arts, il n’est pas rare que l’imagination de l’artiste soit plus importante que sa technique. C’est le cas ici. Les dessins de Sarah reflètent involontairement (ou volontairement ?) sa grande sensibilité et son âme rêveuse. Sarah semble voir quelque chose qui reste invisible pour le spectateur. Elle retourne l’intériorité de l’homme vers l’extérieur comme on retrousse un vêtement. Elle rend visible l’âme de ses personnages, elle est extra-lucide.

Nous sommes très heureux de vous donner rendez-vous au Mood Café de Lausanne, pour manger un morceau sous les regards perchés des visages de Sarah. Vernissage de l’exposition vendredi 3 Novembre à 18h.

Plus d’informations sur Sarah Coulaty via son site internet et sa pages instagram :
> Site internet
> Instagram

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