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Thor Ragnarok : la rencontre inattendue entre le rétro année 80-flashy et la mythologie viking

Une bande-son digne des années 80 et un visuel résolument flashy, une mythologie nordique de fin du monde et un Thor doté d’un humour potache… Bienvenu dans le film Thor : Ragnarok.

Dans ce nouvel opus, Thor doit empêcher le Ragnarok, la fin du monde dans la mythologie nordique entraînant la destruction d’Asgard, la citée des dieux dans la mythologie nordique. La terrible Hela, déesse de la mort, a expulsé le dieu de la foudre et du tonnerre sur une planète de gladiateurs. Là où il va retrouver son « ancien » camarade de jeu Hulk, dans un terrible combat. Après le décevant Thor : Le monde des ténèbres, le dieu aux longs cheveux blonds se devait de séduire son public tant les autres Avengers ont réussi à conquérir les cœurs. Et dès les premières minutes du film, le ton est donné.

Scène d’ouverture : La voix rocailleuse de Thor décrit ses dernières péripéties au sein des Avengers, sous forme de flashbacks rythmés. Images après images, le spectateur amnésique redécouvrira l’essentiel des derniers films avec des indications claires sur les liens familiaux compliqués entre le père, le frère, feu la mère et la mythologie. Emprisonné dans une geôle suspendue, le dieu de la foudre et du tonnerre se mue alors en un Père Castor narrant son histoire à un squelette. Suite au monologue de Thor, la mâchoire du défunt se détache, laissant traduire un « Wahou » silencieux. Les rires explosent dans la salle, les nouvelles aventures de Chris Hemsworth se poursuivent entre humour facile, fracas d’effets visuels et de castagnes et d’un ballet de Mjöllnir, le fameux marteau de Thor.

A elle seule la scène d’ouverture pose un premier constat : Thor est mort, vive Thor. Oubliez donc le personnage du dieu de la foudre et du tonnerre construit dans les Avengers ou dans ses longs-métrages propres. Dans cette nouvelle version, Thor se confond avec Star-Lord, personnage principal interprété par Chris Pratt dans Les Gardiens de la Galaxie et d’un soupçon de Deadpool. Oubliez le dieu avec de l’assurance, sérieux et confiant dans ses actions. Le nouveau Thor conclut ses phrases par une touche comique, se montre totalement maladroit lors d’une tentative de « drague » avec une guerrière ou lors de sa rencontre avec le Dr. Stephen Strange et fait preuve de cynisme face à des monstres. Cerise sur le gâteau : il tente de convaincre son entourage de ses actions en les ponctuant de phrases toutes faites comme : « Car c’est ainsi que les héros agissent ».

En soi, Thor : Ragnarok est un divertissement agréable à regarder et les nostalgiques des années 80 seront séduits. Ceci étant dit, la riche et intéressante mythologie nordique est massacrée, totalement réduite en scènes hollywoodiennes. Seuls restent alors des personnages, à vrai dire, hauts en couleurs. Jeff Goldblum cabotine en Grandmaster et offre une prestation intéressante. Cate Blanchett est bluffante dans sa posture de déesse de la mort. Pour les autres, il est difficile de s’attacher à eux. Hulk est défini comme une masse verte tout en muscles, légèrement stupide, uniquement habité par la volonté de se battre. Bruce Banner reste ce scientifique toujours obsédé par la peur de devenir le monstre vert enragé. Karl Urban joue aux gros bras vacillant entre être le serviteur d’Héla ou devenir un sauveur de la patrie. Reste ensuite Tom Hiddleston, parfait en Loki, dieu de la malice, cachant toujours ses réelles intentions, amenant souvent la surprise dans ses actions.

Nul doute que ce nouvel opus enrichira encore l’univers Marvel et les caisses des producteurs. Sauf que ce succès se fera au détriment du personnage de Thor, devenu davantage un copier-coller de Star-Lord. Loin du personnage qu’il est ou aurait pu être sans une intervention humoristique et parfois ridicule de son personnage.

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