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Ambiance lumineuse et une météo au top clôturent le Caribana Festival

Samedi soir, les festivaliers ont pu profiter pleinement des perspectives offertes par le Caribana Festival : Good vibes, soleil et… mojitos !

La scène du lac et la grande scène ont alterné artistes confirmés, stars en devenir et étoiles montantes helvétiques pour une soirée musicale haute en couleurs. Trois artistes ont plus particulièrement captivé notre attention.

 

Naâman – Roots rocker au raggamuffin hipopien

Rien de mieux qu’une météo scintillante pour accompagner Naâman, dont le sens peut se traduire par « agrément » ou « délice ». En seulement deux ans, ce jeune français développe un reggae mélodieux, que les médias spécialisés appellent le « Reggae French Touch », et a conquit un large public. Salué par la critique, son premier album « Deep Rockers Back a Yard », préparé par son frère musical le beatmaker Fatbabs, s’impose dès sa sortie comme un album important. L’aventure musicale se poursuit alors sur la route sous la forme d’une tournée triomphale en France qui dépasse très vite les frontières (Canada, Chine, Jamaïque, Espagne, Liban, etc.). Son troisième album « Beyond », sorti en automne 2017, mise sur l’ouverture et s’imprègne de soul et des sonorités caribéennes d’Amérique Latine.

La musique influe sur notre esprit et le reggae est clairement taillé pour faire tomber les frontières et voyager d’âme en âme. C’est dans cet état d’esprit que le jeune Normand fait bouger la foule du Caribana grâce à une prestation scénique dynamique. Le public s’enjaille et l’énergie bienveillante de Naâman prouve qu’on peut faire un maximum de bordel en un minimum de temps !

 

Oscar and the Wolf – La sensation électro-pop

Formation belge, Oscar and the Wolf apparaît sur la scène musicale en 2011 autour du chanteur Max Colombie avec un premier maxi remarqué « Imagine Mountains », suivi par un second moyen format intitulé « Summer Skin » avant de se décliner deux ans plus tard avec une dreampop synthétique et envoûtante sur un premier opus « Entity » à l’éclat brumeux.

Après avoir écumé les plus grands festivals d’Europe aux côtés de Rihanna ou encore Muse et remplissant des salles immenses en Belgique (l’équivalent d’un Bercy), ce jeune flamand tente sur son deuxième album studio « Infinity », libéré en septembre 2017, une percée plus musclée vers le r’n’b romantique dont il esquisse les contours de sa voix profonde et chaude. Une collection de chansons qui exploite plus largement ses influences. Un artiste qui aime se plonger dans la profondeur dramatique d’un mal être pour mieux s’en libérer et composer quelque chose d’intéressant sans tombé dans la pleurnicherie.

Ses nouvelles pépites électro et R&B, sa gestuelle sur scène et son look extravagant suffisent à nous embarquer dans son monde à l’énergie débordante. Sa voix aérienne enveloppe le Caribana et ceux qui étaient passés à côté du phénomène belge, ont pu découvrir un artiste qui navigue entre ombre et lumière, entre brume et sensualité, entre fragilité et puissance qui ne laisse pas indifférent.

 

Danitsa – La Diva helvétique à la soul captivante

Sacré « Best Act Romandie » aux Swiss Music Awards à Zürich, la belle Genevoise d’à peine 23 ans réalise un rêve et voit l’avenir en grand. Portée par l’effervescence de la scène hip-hop genevoise Danitsa, très attendue, était sur toutes les lèvres ce soir-là.

Avec une formation conservatoire piano et chorale, et bercée par les rythmes de Papa Wemba et la rumba de Tabu Ley Rochereau, son éducation musicale se fait également au travers de son père puriste de reggae et producteur qui l’enregistre pour la première fois à l’âge de 10 ans dans l’appartement familial. Ses origines sont le fruit d’un métissage qui voyage du Congo au Tchad, de la Serbie à l’Espagne en passant par la France.

Danitsa, qui signifie l’aube en serbe, abandonne Genève pour Paris, sa ville natale, pour se frotter aux scènes de Belleville et enregistre « Breakfast » avec le label Jihelcee. Malgré ce premier succès elle se décide à retrouve Génève et le label genevois Evidence Music avec qui elle avait enregistré sa première mixtape « Five Flags » à l’âge de 16 ans. Elle collabore aussi sur plusieurs morceaux avec les membres de la SuperWak Clique : avec son ami Di-Meh et Slimka, mais aussi avec DeWolph et Riko TK.

Après un travail acharné, jalonné de doutes et de découragement, elle donne naissance à son premier album « Ego » dont le sens désiré est la confiance, la fierté inspirée par ses ambitions. Avec une voix hybride et rebelle, Danitsa ne cherche plus se définir à tout prix dans les yeux des autres et assume son identité plurielle révélant une grande ouverture d’esprit.

Danitsa arrive sur scène tel un ange à la chevelure abondante, robe blanche et baskets aux pieds, secondée par son petit frère Mr. Pops au look plus funky.

Au fil des titres certains morceaux captent plus l’attention de la foule comme l’excellent et entêtant tube « Captain » qui symbolise l’au revoir aux mauvaises vibrations et au choix de devenir son propre guide, son hymne. Mais aussi le puissant morceau éponyme « Ego » qui accompagnée de son frère, adolescent survolté, ambianceur, et backeur à l’énergie inépuisable, exprime la détermination.

Le hip-hop de Lauryn Hill, la soul d’Erykah Badu, la spiritualité d’Ibeyi et le rap de Princess Nokia. Cela faisait longtemps qu’on attendait un Diva de ce calibre, un diamant brut, pour porter haut les couleurs d’une culture urbaine, métissé, forte, à l’image de toute une jeunesse helvétique.

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