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Be! Popcorn, la start-up vaudoise qui veut mettre le popcorn sur la table des grands chefs

Faire de la Suisse le pays du popcorn : c’est l’objectif – un tantinet ambitieux – poursuivi par Constance Legrain et l’équipe de Be! Popcorn !

Depuis un peu plus d’un an, la start-up culinaire vaudoise s’est mise en tête d’inonder le marché suisse de ses popcorns soufflés au bon air chaud bien de chez nous et aromatisés aux parfums les plus loufoques. Du gruyère AOP, du poivre noir ou encore du curry. Et si le popcorn venait à remplacer les bonnes vieilles chips à l’apéro ? Rencontre avec Constance Legrain, fondatrice de Be! Popcorn.

 

Socialize Magazine | En quelques mots, qu’est ce que « Be! Popcorn » exactement?
Constance Legrain | « Be! Popcorn » propose un popcorn gourmet, naturel, sain et différent. Notre but est de sublimer un produit simple en bousculant les habitudes par rapport aux goûts que l’on propose. On n’essaye pas de rendre le popcorn noble mais de provoquer de vraies explosions de saveurs en bouche.

Qu’est ce qu’on peut retrouver comme goûts atypiques ?
Nous avons par exemple des popcorns au curry Colombo et citron jaune. C’est un goût salé qui surprend toujours avec le curry jaune des Antilles, les épices et le pep’s associé au citron. On a aussi un popcorn bien suisse, au Gruyère AOP et poivre noir. Pour le sucré, on retrouve par exemple une recette chocolat ambré et citron vert ou encore framboise et graine de chia.

Vous dîtes que BePopcorn est avant tout le goût et le « Swissness ». Pourtant, à la base, il n’y a rien de moins Suisse que le popcorn non ?
(Rires) C’est vrai que c’est un sacré challenge ! Ce qu’on veut mettre en avant c’est le savoir-faire suisse car notre maïs ne vient malheureusement pas encore de Suisse, mais de France voisine. Toutefois, on travaille uniquement avec des partenaires et prestataires suisses : les étiquettes, les emballages, les ingrédients (hors maïs), etc. Même pour les épices que l’on ne peut pas trouver en Suisse, comme le curry, on s’assure de la traçabilité et on fait confiance à des importateurs suisses de qualité comme « Le Monde des Epices » qui travaille avec de grands chefs et se déplace chez les petits producteurs locaux chaque année.

Votre procédé de fabrication est secret, mais pourrions-nous avoir quelques infos sur les coulisses de BePopcorn ? Comment fait-on souffler du maïs « made in Switzerland » ?
On cherche à proposer avant tout un popcorn croustillant qui reste gourmand même sans matière grasse. On prend donc un grain de maïs que l’on met dans notre four à air chaud, à plus de 200°. Le maïs explose et sort totalement neutre, avec tous ses nutriments car il n’est pas brûlé par une cuisson à l’huile. Ensuite on l’enrobe en faisant nos mélanges d’épices nous-mêmes et nos enrobages à la main. Il n’y a presque aucune machine.

Avec vos popcorns, vous avez déjà conquis pas mal de grandes tables. Comment arrivent-on à convaincre un grand chef de mettre du popcorn à sa carte ?
Au début on est arrivé un peu sur la pointe des pieds en ayant peur de ne pas parvenir à bousculer les codes. Il faut bien reconnaître que le popcorn n’est pas nécessairement le produit de prédilection d’un grand chef ! Au final, tous les chefs ont été enthousiastes et on a pu s’associer avec nombre d’entre eux pour élaborer nos recettes. On leur apporte de nouvelles idées et eux nous apportent de nouvelles saveurs. Ce qui met tout le monde d’accord à chaque fois, c’est la dégustation. Quand un chef reconnaît le travail et la qualité derrière, il est conquis. Tout se passe super bien avec les chefs aujourd’hui !

Parlons un peu de vous maintenant : qui se cache derrière ces popcorns suisses ?
Au total, nous sommes 5 dans l’équipe, dont 2 à la production. Mon collègue Olivier prépare le popcorn toute la semaine et je prends la relève le weekend. On a aussi 3 autres personnes – Nicolas, Marielle et Ella – qui s’occupent des parties plus administratives. A cette équipe de 5 personnes on peut aussi ajouter nos chocolatiers, le Duo Créatif, basés à Montreux. Ce sont de supers pâtissiers, coaches de l’équipe de Suisse au Mondial de Pâtisserie. C’est avec eux qu’on élabore pas mal de recettes sucrées. Il faut savoir qu’on coule nous-mêmes les popcorns dans une fontaine de chocolat … et c’est chez eux qu’on le fait !

Vous avez un parcours assez loin des fourneaux à l’origine, non ?
Je n’avais jamais fait de cuisine avant cela même si je viens de l’Ecole Hôtelière de Lausanne. Je suis passionnée de gastronomie et de tout ce qui touche au snacking. J’ai aussi fait beaucoup de stages, notamment à « l’Hôtel de Ville de Crissier ». Depuis toute petite je voulais être mon propre patron, ouvrir mon restaurant et travailler autour de la gastronomie. L’idée du popcorn est venue lors d’un voyage en Irlande. Là bas j’ai vu que le popcorn remplaçait les chips. J’ai trouvé cela marrant et je me suis dit que ca serait bien d’importer cette vision en Suisse, avec les supers chefs qu’on a ici, pour développer quelque chose d’original. Depuis 1 an et demi je bosse donc à fond sur le concept et nos popcorns sont sur le marché depuis plus de 6 mois.

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Vous êtes jeune – 27 ans – et c’est votre premier projet majeur en tant que business-woman. Comment ça se passe ? Avez-vous des doutes et des peurs ?
Oui je suis jeune mais j’ai déjà touché un peu à tout au fil de mes stages, de mon apprentissage à l’EHL et des responsabilités qui m’ont été confiées. Alors oui, des doutes on en a tous les jours mais j’essaye de ne pas y penser ! Et puis être jeune est en fait un avantage. On n’est pas encore installé dans la vie et on a un grain de folie qui fait la différence. On n’a déjà pas la sécurité financière à la base… alors pourquoi ne pas prendre le risque de réussir !

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin et vous donne envie d’aller faire exploser des grains de maïs ?
Etre son propre patron est tellement gratifiant : on travaille pour soi, pour son projet et on mesure chaque jour les résultats. Les retours des chefs et des clients sont aussi très importants. Nous sommes fiers de proposer quelque chose de sain, de bon, de naturel et de local.

Rêvons un peu et projetons-nous dans 10 ans : qu’est devenu BePopcorn ? Où en êtes-vous personnellement ?
Aujourd’hui on vent en direct, sur notre e-shop et dans des festival de food-truck notamment. A court terme on voudrait vendre dans des épiceries fines un peu partout en Suisse romande et dans de grandes enseignes comme Manor et Globus. Dans 10 ans, on aimerait être installés dans d’autres pays comme la Belgique et l’Allemagne avec des goûts locaux élaborés avec des chefs de ces pays-là. Attention, le but n’est pas de devenir une multinationale. On veut rester petit et humain, c’est très important pour nous !


Plus d’infos sur le site de BePopcorn

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