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Black Movie, bilan de la 19ème édition !

Après 10 jours menés tambour battant, la 19ème édition du Festival International de Films Indépendants de Genève Black Movie se conclut ce dimanche soir.

La fréquentation s’élève cette année à plus de 30’100 festivaliers, cinéphiles et noctambules, tous programmes confondus. Une affluence globale qui est identique à celle de l’édition précédente.

Ce ne sont pas moins de 121 films qui ont été montrés à Black Movie, en provenance de près d’une cinquantaine de pays. Pour les représenter, 24 invités, réalisatrices et réalisateurs, ont été à la rencontre du public genevois qui est venu en nombre aux séances des Cinémas du Grütli, du Spoutnik, du Cinélux et de l’Alhambra, aux tables rondes, ainsi qu’aux soirées bigarrées du Xanadu, le lieu central du festival.

Très remarquées, les sections dédiées aux films queer et aux femmes résistantes ont été particulièrement appréciées des spectateurs. On relèvera parmi les moments forts la présence du cinéaste lituanien Sharunas Bartas, invité pour présenter son long métrage Frost, qui met en scène l’actrice Vanessa Paradis sur fond de conflit russo-ukrainien en Crimée ; les cinéastes portugais João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata venus accompagner leurs films, respectivement O Fantasma et O Que Arde Cura, joyaux de la rétrospective « Mauvais genre rétroqueer 18+ » ; ainsi que la réalisatrice haïtienne Gessica Généus, auteure de Le jour se lèvera, documentaire poignant sur les connexions complexes entre répression religieuse et maladies de l’esprit. Le réalisateur congolais Dieudo Hamadi, familier du Festival Black Movie, a captivé le public avec Maman Colonelle, portrait d’une femme militaire engagée dans un combat de longue haleine contre les violences faites aux femmes en République Démocratique du Congo. I Am Not A Witch de la Zambienne Rungano Nyoni, récit fascinant d’une enfant accusée de sorcellerie, a également remporté un vif succès. Les films asiatiques et russes ont été tout aussi plébiscités, notamment Avant que nous disparaissions du Japonais Kiyoshi Kurosawa, Le jour d’après du Sud-Coréen Hong Sangsoo et Arrhythmia du Russe Boris Khlebnikov. Enfin, la programmation et les ateliers du Petit Black Movie, destinés aux plus jeunes cinéphiles, auront été particulièrement suivis cette année.

 

Les lauréats 2018

Une fois n’est pas coutume, le Prix de la Critique, doté de CHF 5’000.- francs par le Département de la culture et du sport de la Ville de Genève, a été attribué à deux films ex-aequo : Silent Mist du réalisateur chinois Miaoyan Zhang, et Scaffolding du réalisateur israélien Matan Yair. Pour le Jury International de la Critique, ces deux longs métrages représentent parfaitement la dualité de la sélection du festival, qui choisit de valoriser autant les films audacieux sur le plan esthétique que ceux abordant des sujets de société forts.

Le Jury était composé de Mihai Chihilov (Roumanie), Eulàlia Iglesias Huix (Espagne), Francesca Monti (Italie), Rüdiger Suchsland (Allemagne) et Beth Webb (Royaume-Uni).

Le Prix Infomaniak du Public, d’une valeur de CHF 5’000.-, a été décerné par les spectatrices et spectateurs du festival à Les bienheureux de l’Algérienne Sofia Djama. Un premier long métrage qui examine à travers des personnages de deux générations différentes les blessures encore ouvertes de l’Algérie d’après-guerre civile.

Le Prix des Jeunes, d’une valeur de CHF 1’000.- doté par le Département de la cohésion sociale et de la solidarité de la Ville de Genève, décerné par un jury dont les membres sont élèves du secondaire II, est attribué à Machines de l’Indien Rahul Jain, documentaire accompagnant les ouvriers d’une immense usine de textiles au Gujarat. Le jury dit avoir eu pour ce film « un réel coup de cœur », distinguant « une réflexion intense et des émotions qui fusent, dans une société où le profit importe plus que la santé, la famine, la pauvreté et l’humanité. »

Le Prix Payot Petit Black Movie, d’une valeur de CHF 1’000.-, est attribué à Running Lights du Lituanien Gediminas Siaulys, dans lequel deux enfants confrontés à la mort d’une créature sauvage décident de la ‘rendre’ aux esprits de la terre. Le jury composé de Delphine Jeanneret, Cassandre Poirier-Simon et Marcel Barelli s’est dit touché « par l’univers singulier de cette fable fantastique qui amène un regard positif et poétique sur le cycle de la vie. »

Enfin le Prix des Enfants, remis par un jury d’enfants âgés de 7 à 9 ans, a été attribué au court métrage d’animation Barber’s Cut du réalisateur turc Ediz Anavi.

Le Festival Black Movie reviendra pour une 20ème édition anniversaire du 18 au 27 janvier 2019.

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