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Cosmic Darine ou le fantasy world d’une illustratrice

Elodie a 27 ans. Etudiante en deuxième année de bachelor en ingénierie informatique, elle aime les dinosaures, le cosmos, construire des robots, la science-fiction et les tagliatelles au saumon. Mais au-dessus de tout, une passion l’anime : l’illustration !

Derrière ses créations, celle qui se présente sous l’alias de « Darine » ou « Cosmic Darine » sur les réseaux sociaux est maître d’un univers bien à elle, perdu entre galaxies et espaces intertemporels.   

Darine signifie « qui a deux maisons : le ciel et la terre » en arabe. Une dualité complémentaire que la jeune illustratrice affectionne puisqu’elle la considère comme représentative de sa personnalité. Darine, c’est aussi et simplement le deuxième prénom d’Elodie, étudiante en ingénierie informatique. Elle aime l’art aussi bien que la science, rêver au même titre que les débats très terre-à-terre et polémiques. Ces éléments qui la représentent, elle essaie de les faire transparaître au mieux dans ses illustrations, sa passion, celle qui l’anime chaque matin au réveil.

La jeune artiste est donc illustratrice et non « character designer », comme certains la qualifieraient. Elle ne réalise pas non plus de bandes-dessinées. Ce dont elle rêve, c’est d’écrire un livre de contes et de l’illustrer.

« J’aime la fantaisie, les mondes imaginaires et fantastiques. Et je retrouve dans les contes cette façon de narrer si particulière qui me plaît et qui n’impose à l’illustration aucune contrainte. »

Son inspiration, Darine la trouve dans le cosmos. Alors que certains de ses amis illustrateurs ou designers affichent clairement un style inspiré d’autres artistes connus comme Loish, par exemple, elle réalise ses croquis au gré de ses ressentis. Ce qui ne l’empêche en rien d’admirer le travail d’autrui comme celui de Sergi Brosa, de Mat Szulik, de Victoria Francès ou encore d’Omar Rayyan.

Mais l’illustration n’est pas constituée que de rêves et d’inspirations. Dessiner, spécialement sur tablette – puisque c’est la technique de prédilection de la jeune illustratrice – nécessite un entrainement particulier. En effet, Darine nous explique : « La tablette, c’est un coup de main à prendre car il faut regarder l’écran alors que l’on ne voit pas ce qui se passe au niveau du tracé ». Par une utilisation quotidienne, cette technique devient naturelle mais elle peut également se perdre rapidement si l’activité se fait moins fréquente. Les forums dédiés à l’illustration conseillent d’ailleurs de pratiquer le dessin sur tablette de manière soutenue afin de s’améliorer rapidement. Conseil avec lequel Darine est seulement à moitié d’accord. En effet, alors que ses collègues produisent une vingtaine d’illustrations par mois en moyenne, elle n’en réalise qu’une ou deux sur la même période. Pas par manque d’envie, simplement par manque de temps. Alors, pour se rattraper, elle a son petit truc.

« J’observe beaucoup les autres illustrateurs. Je regarde des tutoriels et « time laps » sur Youtube. Puis j’imite, je dessine et je réalise le mouvement dans ma tête… et la technique vient, presque comme si j’avais passé du temps à pratiquer ».

Mais au-delà de la technique, le monde de l’illustration présente d’autres challenges. Vendre son style particulier en est un. Même les plus doués y font face. Il faut donc pouvoir se diversifier afin de rencontrer la demande des clients qui peuvent parfois se montrer très exigeants. En effet, fournir sur papier ou sur un support numérique ce que le client avait imaginé dans son esprit relève d’une tâche subtile et compliquée, impliquant de nombreuses heures de travail de base et de retouche. Et ce travail est bien souvent sous-estimé par ceux qui passent commande. Pour autant, rien ne peut entraver le plaisir de réaliser sa passion au quotidien, nous dit Darine qui ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec son alter ego d’ingénieur :

« C’est comme lorsque l’on réussit à faire une équation de maths pour la première fois. On est heureux et fiers ! L’illustration me procure le même sentiment. Et cela me motive de pouvoir constater l’évolution de mon travail au fil du temps. »

Outre la tablette graphique, Darine affectionne également des techniques plus traditionnelles comme l’utilisation du crayon et de l’aquarelle qui donne lieu à des créations également publiées sur ses pages Facebook et Instagram, ainsi que son site internet sur lequel il est possible de passer commande. Mais la vente n’est pas l’ambition première de l’artiste.

« De manière générale, j’aimerais pouvoir transmettre du savoir aux gens au travers de mes illustrations. Mais il est vrai que de tenir une ou plusieurs pages sur les réseaux sociaux relève également d’un plaisir narcissique, je l’avoue (rires). »

Transmettre du savoir, oui, car Darine a un secret : en commun avec une amie, elle prévoit de commencer dès la fin de l’été à illustrer des faits scientifiques et historiques. De plus, la jeune artiste nous confie qu’elle aurait plaisir à illustrer les polémiques actuelles. Une fois ses études terminées, peut-être. Car Elodie Darine, très terre-à-terre, mesure l’investissement en temps que peuvent impliquer les répercussions d’un tel travail sur les réseaux sociaux.

 

Retrouvez Darine

Facebook : @CosmicDarine
Instagram : @cosmic_darine
Site : www.darine.net

 

Matériel utilisé

Digital
– Matériel : tablette Wacom intuos 4 – A4
– Logiciels : Paint Tool SAI, Photoshop CS3, Photoshop CS6

Traditionnel
– boîte d’aquarelle Rembrandt
– crayons de couleur Col-Erase
– papier généralement de la marque Canson.

Photographie
– Canon eos 550D, objectif 18-135 mm

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