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Rencontre avec Nelson Sacramento lors du Montreux Tattoo Convention

Durant le week-end du Jeûne Fédéral, Montreux a accueilli l’une des plus grandes conventions du pays : Montreux Tattoo Convention !

Cet évènement, qui réunit plusieurs artistes venus de plusieurs pays du monde, fait la part belle à cet art qu’est le tatouage. L’on y retrouve également des barbershops, des objets de décoration mais aussi des vêtements. De quoi profiter de la fin de semaine pour refaire son intérieur mais aussi son extérieur.

C’est justement dans le cadre du Montreux Tattoo Convention 2017 que nous avons rencontré Nelson Sacramento de Amadora (Lisbonne), un tatoueur portugais d’une trentaine d’année qui vient souvent en guest à Lausanne depuis quelques temps. Il nous explique qu’est-ce qui l’a poussé à devenir tatoueur, les difficultés qu’il peut rencontrer mais donne aussi quelques conseils pour les futurs tatoueurs et tatoués.

 

Socialize Magazine | Salut Nelson, présente-toi en quelques mots…
Nelson | Je suis un tatoueur portugais résidant à Lisbonne. J’ai mon propre studio avec quelques collaborateurs là-bas (ndlr: Lighthouse Tattoo Studio). J’ai 31 ans mais suis tatoueur depuis 6 ans maintenant. Je fais de tout mais mon style principal est le néo-traditionnel et le réalisme.

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir tatoueur?
J’ai toujours beaucoup dessiné et j’ai fait des études dans les arts visuels. Comme j’avais un ami tatoueur à Lisbonne, de fil en aiguille, il m’a initié. Au départ, je faisais surtout des dessins puis, petit à petit, j’ai appris les techniques du tatouage. Je ne te cache pas qu’au départ, j’avais quelques sueurs et je tremblais mais c’est vite passé…

 

Si tu n’étais pas tatoueur, qu’est-ce que tu ferais?
(rires) Bonne question parce que je n’en ai aucune idée! A la base, quelques temps après mes études d’arts, j’étais personal trainer. J’ai fait des études pour le devenir mais mon attrait pour l’art graphique a été plus fort.

 

Qu’est-ce qui défini un bon tatoueur à ton avis?
Un bon tatoueur doit bien dessiner mais surtout bien tatouer. C’est indissociable l’un de l’autre. Tu dois être doué dans le dessin parce qu’à la base, c’est un dessin, une illustration. Mais si tu ne ressens pas suffisamment l’aiguille, si tu n’as pas d’empathie pour ton client, tu ne seras jamais un bon tatoueur. Tu dois être technique mais pas que.

En résumé, pour être tatoueur, à mon avis, il faut 30% de talent, 20% d’attitude et 50% de travail! Avoir de l’attitude pour un tatoueur, c’est être confiant, savoir ce que l’on fait. Nous ne sommes pas que des tatoueurs, nous nous devons de conseiller au mieux nos clients. Quitte à ne pas accepter certains tatouages demandés…

 

Justement, tu parlais de refuser parfois certains tatouages…
(rires) Oui cela m’arrive de ne pas vouloir tatouer des chatons ou des tatouages que le client risque de regretter par la suite. Aussi, je ne me considère pas comme un simple retranscripteur. C’est pour cette raison que la communication est très importante…

 

A ce propos, quel est l’impact que peut avoir la communication pour un tatoueur?
La communication pour un tatoueur est très importante. Pour ma part, par exemple, 90% de ma clientèle provient d’internet où je fais la majorité de ma communication. Pour moi, Facebook et Instagram sont des outils primordiaux. Si je suis aussi connu et réputé, c’est avant tout grâce au bouche à oreille et internet amplifie cela.

 

Qu’est-ce que tu peux donner comme conseil à celles et ceux qui souhaitent se tatouer?
Aujourd’hui, le tatouage n’est plus seulement une mode, c’est avant tout un style de vie. On se tatoue pour exprimer un sentiment. Mais il ne faut pas oublier d’écouter le tatoueur, suivre ses intuitions créatives et ses conseils. Un tatouage est un consensus entre le tatoueur et le client. Le client peut vouloir se faire un tatouage à un endroit que l’on déconseille. S’il maintient son idée de se tatouer, les bons tatoueurs refuseront. Donc en résumé, le conseil que je peux donner à une personne qui va se faire tatouer c’est de bien réfléchir à ce qu’il veut et se projeter avec le tatouage qu’il souhaite.

 

Pour finir, quel est le pire endroit où tatouer?
Le ventre parce qu’il faut contrôler la respiration du client et parce que c’est l’un des lieux qui lui fait le plus mal. C’est très difficile de le tatouer tout en maîtrisant ses spasmes en cas de douleur mais aussi sa respiration.

 

Pour suivre le travail de Nelson
> Facebook
> Instagram


Le Montreux Tattoo Convention 2017 a lieu du 15 au 17 septembre 2017. Pour plus d’informations :
> Site internet
> Facebook

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