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Rencontre avec Yoann Provenzano avant le Royaume du Web

Avant son passage au Royaume du Web, les 6 et 7 mai prochains, Yoann Provenzano s’est confié à Socialize Magazine.

Quelques jours avant le Royaume du Web, Yoann Provenzano nous parle de ses débuts dans l’humour vidéo et de son alter-ego rigolo, André Delacrottaz. Ou comment regrouper dans un seul et même corps Docteur Provenzano et Mister Delacrottaz !

 

Socialize Magazine | Yoann Provenzano, c’est qui exactement ?
Yoann Provenzano | C’est un étudiant de 25 ans à l’université de Lausanne. Accessoirement, il fait des blagues sur internet et sur scène, il s’éclate dans la vie et il essaye de faire rire le maximum de monde possible.

 

Et par opposition, André Delacrottaz, c’est qui alors ?
C’est mon alter-ego diabolique, mon Dark Vador vaudois … mon Dark Vaudois quoi ! Plus sérieusement, André Delacrottaz c’est mon tout premier personnage. Pour le décrire, je dirais que c’est un bon Vaudois, la trentaine, sans langue de bois et qui aime profiter de la vie et manger du salami ! A travers ce personnage, je peux dire à peu près n’importe quoi, comme Jeff Panacloc avec Jean-Marc.

 

Pourquoi Yoann Provenzano devient-il, par moment, André Delacrottaz ?
C’est un personnage qui a une façon de parler assez franche et il me permet d’aborder des sujets que je n’oserais pas aborder habituellement. C’est un peu l’allégorie du Vaudois qui parle dans un bar PMU ! Comme il n’est pas méchant et que tout le monde l’identifie bien, il peut dire tout ce qui lui passe par la tête, sans ne jamais blesser personne !

 

 

Qu’est ce qui fait que ce bon Vaudois-là soit devenu ton premier personnage ?
Ça vient de mon père, Carlo Provenzano. C’est le plus Vaudois des Italiens et le plus Italien des Vaudois ! Il tient un restaurant et depuis tout petit j’entends environ toutes les anecdotes vaudoises possibles et imaginables. J’ai donc beaucoup observé, je me suis imprégné et ça m’a inspiré le fond du personnage d’André Delacrottaz. Pour la forme par contre, c’est une vieille imitation ratée de Daniel Brélaz qui lui a donné cette voix nasillarde et essoufflée !

 

Quand tu étais petit, tu étais plutôt grande gueule ou timide ?
Grande gueule, mais dans le bon sens du terme ! Pour faire simple, on savait que j’étais là ! Mais je restais toujours sympa et jamais méchant.

 

Elève modèle ou turbulent ?
Je faisais des bêtises mais j’avais toujours des bonnes notes ! Les profs me disaient toujours que j’étais « gentiment chiant », avec toujours la petite blague ou le bon jeu de mots. Quand on parlait de la capitale de la Bulgarie – Sofia – je faisais évidemment un lien avec la fille du fond de la classe ! C’était assez rudimentaire comme blague, on est d’accord !

 

Beau gosse populaire ou dernier choisi dans les équipes de foot pendant la récré ?
Petit, j’étais un petit peu gros alors je draguais plus par la tchatche que par le physique ! Et puis j’étais dans la même classe que Bastian Baker, le beau gosse hyper sportif, alors ce n’était pas simple !

 

Il faut être un peu « geek » pour devenir Youtubeur ?
Oui, je pense que je suis un « geek ». Je regarde en tout cas beaucoup de choses sur internet parce qu’il faut bien connaître le terrain sur lequel tu joues. Il faut nécessairement avoir une certaine dose de « geekitude » pour savoir ce qui marche sur le web ou non. Je regarde donc tout et n’importe quoi, de la compil’ des chats qui tombent à la colonisation de la planète Mars !

 

Tu as réussi à prendre le train du web dès le départ, ça s’est fait naturellement ?
C’est tout à fait naturel pour moi, même si à la base je viens de la scène. Plus jeune, j’ai eu quelques mauvaises expériences en live face au public et du coup je me suis tourné naturellement vers internet qui était peut-être plus approprié pour ce que je faisais. Par contre, à aucun moment je ne me suis fait un business plan dans la tête en me disant : « si je fais ça, je vais conquérir le web avec mon accent vaudois » ! Je n’ai d’ailleurs aucun rendement particulier de vidéos. Je poste quand j’ai quelque chose à dire et c’est tout.

 

Au début, il y avait Norman et Cyprien. Aujourd’hui, il y a un milliard de youtubeurs. Le web, c’est mieux maintenant ou c’était mieux avant ?
Ce n’est pas facile à dire. Norman et Cyprien, c’est l’avènement du web francophone, mais il y avait déjà des choses très bien avant eux, dans la sphère anglophone. Je dirais quand même que c’est mieux aujourd’hui parce qu’il y a plus de diversité. Des podcasts et des vidéos, on en trouve à toutes les sauces et pour tous les goûts.

 

Pourquoi aujourd’hui une personne qui se filme devant sa caméra, dans sa chambre, est-il une plus grosse star auprès des ados qu’un chanteur ou un acteur ?
C’est l’accessibilité du web ! C’est aussi parce que c’est « facile », dans une chambre, avec une simple webcam. Tout le monde pense pouvoir le faire donc ca donne envie. Au fond, il y a une baisse des conditions d’accès au statut de star. Plus besoin aujourd’hui d’être repéré par une maison de disque, un club de foot pro ou des castings. Tu peux faire des vidéos « home made » et si tu les fais suffisamment bien, tu peux devenir une « star ». Ca change tout !

 

Prochain spectacle : les 6 et 7 mai au Royaume du Web (Genève), le 25 mai à Maxi-Rires (Champéry) et le 20 juin à Morges-Sous-Rire (Morges)

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