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Retour sur l’expérience JVAL

De part son environnement intimiste, face au Lac Léman et aux Alpes, dans les jardins d’une maison vigneronne à Begnins, on profite des concerts uniques du JVAL avec une proximité comparable à une salle de concert. Un endroit idéal dans un cadre unique, pour vivre une soirée à son rythme. Bienvenus dans la « Slow Life » (clin d’œil à Oxmo Puccino).

C’est donc avec une décontraction totale que débute notre expérience JVAL.

Aux alentours de la propriété, tout est prévu pour le confort des festivaliers. Des navettes gratuites sont à disposition toutes les 10 minutes afin de rendre l’ascension agréable. Pour ceux qui font le déplacement en train, des navettes sont également prévues depuis les gares de Gland et Nyon dès 18h pouvant ainsi ramener les joyeux festivaliers jusqu’à 4h du matin.

Arrivés au JVAL, après avoir descendu les escaliers qui mènent au jardin, on est conquis par le cadre atypique du festival. La scène, tournée face au jardin offre une belle ouverture sur la vue imprenable profitant ainsi de tout le charme du lieu. Les bars, non loin de la scène, permettent de s’abreuver sans perdre une miette du spectacle.

Mais dans un premier temps, assaillis par l’odeur alléchante et la faim, nous décidons de visiter ce qui se cache derrière la scène. On arrive alors sur un petit coin cosi, aménagé avec des palettes, offrant un endroit intermédiaire plus calme et convivial avant d’arriver à l’espace restauration. Minérales, vins, pâtisseries maison et plateaux de charcuterie garnis avec du lard de Begnins nous attendent. Suggestion : si vous passez dans le coin, on vous conseille fortement de faire un détour à la Boucherie de Begnins afin de goûter cette petite merveille, c’est à tomber ! C’est donc avec un bon vin rouge accompagné d’un plateau de lard que l’attente pour les Hamburgers et raclettes nous sembla agréable et joyeuse. Nous n’étions apparemment pas seuls à avoir l’estomac creux.

Mission accomplie, raclettes à la main, nous prenons place aux tables mises à disposition pour déguster ce repas comme il se doit. Il ne nous en fallait pas plus pour perdre la notion du temps. Ceci expliquant cela, nous avons malheureusement déserté les prestations des deux premiers artistes : Alice Roosevelt, quintette à la pop/rock énergique venu tout droit de Nyon et Jacod Gardner, néerlandais ténébreux à la pop psychédélique. Haaa… la Slow Life ! …le bonheur de vivre le moment présent sans laisser place aux regrets.

C’est donc après cette agréable parenthèse culinaire que l’on rejoint les devants de la scène pour vibrer aux rythmes électro Groove aux accents vintage de General Elektricks.

Général Elektricks est un projet emmené par le talentueux Hervé Salters. Français d’origine, expatrié à San Francisco dans les années 2000 puis à Berlin où il a élu domicile il y a trois ans, il aime explorer le funk et le jazz avec ses claviers aux sonorités 70’s tout en y apportant une brit-pop/rock qui nous rappelle le groupe Blur. Hervé Salters compose et arrange seul les albums, puis retrouve ses musiciens pour la scène.

C’est donc avec leur 5ème album « To Be A Stranger » qu’on les retrouve avec plaisir au JVAL. On souligne également la collaboration incroyable d’Hervé Salters sur la production synthétique du superbe album « Tropix » de Céu, dont on vantais sa tropicale sensualité dans notre article du mois de juin.

Revenons sur notre épopée musicale avec l’arrivée sur scène de General Elektriks. Avec un look travaillé, chaque membre cultive son univers renvoyant visuellement toutes les influences musicales de leur dernier opus. Une aura positivement énergique s’empare de l’auditoire laissant place à un moment de partage durant lequel on visite avec légèreté et entrain leur répertoire aux rythmiques funky soulignées par le déhanché de Jessie Chaton (basse/clavier) et les pas de danse énergiques du chanteur. Avec Jordan Dalrymple (batterie/MPC), Norbert Lucarain (batterie/vibraphone) et Éric Starczan (guitare électrique), c’est un régal de voir opérer ces musiciens de talent qui, naviguant sur divers instruments, nous offrent des moments de folie instrumentale. Rifs de guitare magnifiquement posés, batteurs en délire et bassiste définitivement funky, le temps passe à une allure folle. Ainsi… une ovation plus tard, le groupe revient avec le même entrain jouer les derniers morceaux avant de nous quitter sous de chaleureux applaudissements.

Pour profiter des talents scéniques de General Elektriks, on vous conseille de visionner leur passage dans My Taratata. Accompagnés de Matthieu Chedid, sur un medley de Melody Nelson. Magique!

General Elektriks a distillé un vent de fraîcheur sur une belle soirée estivale. Tant est si bien, que l’envie de rester se fait sentir. L’énergie scénique laisse place à la musique programmée, aux sons groovy/soul/rock, pour accompagner les festivaliers jusqu’au bout de la soirée.

Sans aucun doute, le JVAL mérite sa place en tant que promoteur d’artistes suisses et émergents, et saura ravir les mélomanes en quête de sensations musicales privilégiées par la proximité avec les artistes.

Vivement la programmation de leur 13ème édition !

 

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