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Festival openair vs éléments naturels

Un festival openair se passe forcément… en extérieur. Il est donc facile à imaginer qu’il est tributaire des conditions météorologiques. On a tous un jour sué sous un soleil ardent en attendant le début du concert de notre artiste favori, marché dans la boue lors d’une forte pluie ou mangé de la poussière lorsqu’un vent puissant venait balayer le sol terreux et sec.

Si ces éléments sont dérangeants pour l’être humain, ils ne le sont pas moins pour les machines de scène et les instruments des musiciens. En effet, le vent, l’eau (pluie ou humidité ambiante) ou encore la chaleur (soleil) sont des facteurs potentiellement problématiques tant pour le matériel en lui-même que pour le rendu sonore général.


L’eau

Elément figurant parmi les plus dangereux pour le matériel, l’eau peut occasionner des courts-circuits ravageurs sur l’électronique interne. Imaginez donc la galère pour les techniciens de sonorisation lorsqu’une pluie battante s’abat sur un festival openair. Ainsi, plusieurs musiciens furent électrocutés sur scène en pleine représentation, comme ce fut le cas pour Leslie Harvey en 1972, qui reçut un choc électrique fatal provenant de sa guitare. Des câbles bien protégés, des équipements avec des mises à terre et un coupe-circuit lors de tensions inhabituelles ont permis depuis de prévenir le problème. Le développement des micros et des retours sans fils ont également contribué, avec les années, à limiter les problèmes potentiels (moins de câbles) et les destins tragiques.


Le vent

Quant au vent, il n’est pas l’un des premiers dangers ; à moins de se retrouver au cœur d’une tempête comme lors de l’édition 2014 de « Sion sous les Etoiles » qui fut contrainte d’annuler une date pour cette raison. De manière générale, le vent (entendons par-là la petite brise anodine) n’intervient que très peu sur le matériel de sonorisation ou les instruments. Il joue toutefois un rôle prépondérant dans la diffusion des ondes sonores aux alentours, car le vent influe sur la propagation des ondes dans l’air. Avec un vent face aux haut-parleurs, le son portera moins loin et sera étouffé. Avec un vent parallèle aux haut-parleurs, la musique se propagera loin, voire très loin. J’ai habité de longues années à environ 7 km à vol d’oiseau du Paléo Festival de Nyon (avec un dégagement parfait) et il m’arrivait d’entendre, certains soirs, des rumeurs musicales provenant de la Plaine de l’Asse.

Ci-dessous, la vidéo d’un chapiteau qui s’envole lors du Albuquerque Folk Festival, en 2014, aux Etats-Unis.

En complément du vent, la poussière est inévitable. Toutefois moins ravageuse que l’eau, elle peut sournoisement s’infiltrer dans les petits interstices des machines, tendant à enrayer certains rouages ou boutons, et faire chauffer plus rapidement le matériel. On évitera donc d’organiser un festival en plein milieu du Sahara.


Le soleil

Autre problème fréquent des festivals estivaux, la chaleur. En plein après-midi, il n’est pas rare que la scène principale, souvent en plein air et hors chapiteau, soit frappée de plein fouet par le soleil. Sous un soleil de plomb, le matériel chauffe vite, ce qui, comme pour l’eau, peut avoir des effets ravageurs sur l’électronique interne. On aura ainsi vu les techniciens de scène du Gurtenfestival poser quelques couvertures de survie dorées et argentées (réfléchissant 90% du rayonnement infrarouge) pour contrer le phénomène.

La chaleur intervient aussi sur la vitesse de propagation du son puisque celle-ci aura une valeur plus importante avec des températures élevées qu’avec des températures fraiches. En résumé, la musique arrivera plus vite dans vos oreilles en été qu’en hiver.

Avec ces précieuses informations, qui j’en suis sûr ne manqueront pas d’alimenter vos discussions festivalières, je vous souhaite une saison estivale des plus musicales !

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