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Quand un couple romand quitte tout pour concrétiser son rêve : aider de jeunes thaïlandais défavorisés

Quand un couple romand quitte tout pour concrétiser son rêve : aider de jeunes thaïlandais défavorisés

Sandro

Qui n’a jamais pensé à tout plaquer pour vivre son rêve et donner un sens à sa vie?

C’est ce qu’a fait un couple romand, Stéphanie et Alexandre, en 2014  lorsqu’ils sont partis dans le Nord – Est de la Thaïlande pour offrir un futur professionnel à de jeunes thaïlandais défavorisés grâce à la création d’un centre de formation hôtelier inauguré fin 2015 à Nong Khai.

Rencontre avec Stéphanie et Alexandre à l’occasion de la soirée de charité organisée au profit de l’Association Pimali, créée spécialement pour donner un avenir aux orphelins du nord de la Thaïlande en leur fournissant une éducation dans l’hôtellerie.

 

Socialize Magazine | Bonjour Stéphanie et Alexandre, comment vous est venue cette idée de partir en Thaïlande et y fonder un centre de formation hôtelier?
Stéphanie | D’origine Suisse et Thai, et ayant vécu toute ma vie en Suisse, j’avais envie depuis toute petite d’aller aider les orphelins en Thaïlande, pour leur offrir un peu de ce que j’avais reçu, pensant que j’avais été chanceuse d’être née en Suisse dans une famille aimante, qui nous a permis d’étudier et voyager surtout.

En 2009, j’ai quitté le monde de l’horlogerie et décidé de donner de mon temps durant 3 semaines à un orphelinat en Thailande. J’ai demandé à Alexandre (ndlr: son mari) s’il était d’accord que je parte quelques temps seule pour aller enfin aider des orphelins dans mon pays d’origine. Il a accepté et j’ai trouvé après quelques recherches un orphelinat situé au nord-est de la Thailande qui accueillait des bénévoles. Arrivée sur place, j’ai été sous le charme de la région et suis bien évidemment tombée amoureuse de tous ces enfants de cet orphelinat qui s’appelle Sarnelli. Le père et fondateur de l’orphelinat, père Shae, m’exprimait sa frustration quant à la limite de son aide car il pouvait éduquer et donner un foyer à ces jeunes, mais il n’arrivait pas à leur donner une formation professionnelle. Certaines filles partaient et revenaient souvent avec des enfants qu’elles laissaient à leur tour à l’orphelinat. Cela m’avait beaucoup marquée.

Et une nuit, j’ai eu un rêve… un peu quand toutes les planètes sont alignées et que tout devient évident par rapport au sens que l’on veut donner à sa vie! J’ai immédiatement réveillé Alexandre au milieu de la nuit pour lui expliquer cette vision et ce que je voulais faire dans ma vie. Il m’a dit simplement de me rendormir et de m’expliquer ce rêve le lendemain matin… car la nuit porte conseil. Le lendemain matin, Alexandre m’a demandé d’écrire ma vision. En quelque sorte les prémices d’une feuille de route, d’un « business plan ».

Pendant 3 ans, nous avons travaillé sur ce projet à chaque fois que nous avions du temps, que ce soit à la pause de midi, le soir, les week-end. A chaque vacance nous partions en Thaïlande pour prospecter, rencontrer des hôteliers et trouver un terrain propice qui pourrait accueillir notre projet. Le 4 décembre 2014, après 5 ans, nous avons décidé de sauter le grand pas avec notre fille de 19 mois sous le bras, Asia.

C’est un changement de vie plutôt radical. Comment se sont passés les premiers mois?
Comme nous avions déjà voyagé une dizaine de fois et passé plusieurs semaines dans cette région, nous n’avons pas été trop dépaysés. Cependant, le premier réveil a été un moment fort : nous y sommes !! La première année a été intense avec notre installation personnelle, logés dans un premier temps à l’orphelinat puis nous avons trouvé une école locale pour Asia et, enfin, le lancement du chantier en février 2015.

Beaucoup d’imprévus se sont présentés et nous avons gagné  quelques cheveux blancs! Surtout quand notre architecte local, parlant très bien anglais et qui avait dessiné tous les plans, nous a informé qu’il ne pourrait pas s’occuper du chantier pour des raisons de santé. Nous avons finalement trouvé un construteur-architecte local ne parlant pas un mot d’anglais mais qui avait déjà travaillé pour l’orphelinat Sarnelli et qui avait bonne réputation. Stéphanie a tout de suite été nommée Chef de projet et de chantier et a très rapidement étoffé son vocabulaire technique thai.

On a dû s’adapter aux us et coutumes locales qui n’étaient pas les mêmes que les Thailandais de Bangkok. C’est une région rurale et très traditionnelle et on reste, après cinq ans, le seul couple avec enfant « étranger » dans cette ville.

 

Justement, comment vit-on, en tant qu’expatriés, dans une zone reculée de Thaïlande?
On le vit bien. Les gens nous connaissent plus que nous les connaissons. On s’adapte à une nouvelle vie et beaucoup de nos valeurs ont volé en éclat ! Les coutumes, les croyances, les gestes, le rythme et les valeurs sont différents qu’en Suisse. On a dû réapprendre à vivre mais les gens ont toujours été très accueillants et intrigués par notre présence surtout avec un enfant en bas âge.

Mais la région de Nong Khai, à la frontière avec le Laos et séparée par le mythique Mékong, est pleine de charme. Nous nous sommes bien adaptés et les locaux nous ont bien accueillis sachant que nous étions ici pour aider les plus démunis. Aujourd’hui, même si nous sommes physiquement différents, nous nous sentons chez nous et intégrés.

 

Les métiers de l’hôtellerie et de l’enseignement ne sont pas vos professions d’origine. A quels challenges avez-vous dû faire face et comment avez-vous surmonté les différentes difficultés?
Pour ma part, j’ai travaillé presque cinq ans dans l’hôtellerie en ventes et marketing en Suisse mais il est vrai que, ni Alexandre ni moi-même n’avions d’expérience dans l’enseignement. Je crois que nous n’y avons pas trop pensé à ce moment-là car l’objectif était de les former aux métiers pratiques de l’hôtellerie.

Nous comptions sur les professeurs que nous allions engager pour apporter leur connaissance d’apprentissage. C’est vrai, nous ne sommes pas enseignants, mais nous sommes des coordinateurs et nous avons su nous entourer des bonnes personnes pour créer une équipe forte. Il était important que ces personnes thaïes aient une grande expérience en hôtellerie. Comment trouver des personnes de l’Issan ayant travaillé dans l’hôtellerie pendant plus de 10 ans et acceptant de gagner 50% moins ? Telle était l’équation à résoudre. Le curriculum a également été un défi, car même si celui-ci avait été apporté en partie par l’association EHLsmile et Madame Blanc, il nous a fallu l’adapter au pays et à notre structure.

Mettre tout ceci en place et former nos formateurs fut long et fastidieux. La barrière de la langue au niveau local a été un défi car la population par l’Issan qui est un dialecte qui s’apparent plus au Laotien que du thai classique. Les valeurs sont également très différentes. Ici on quitte son travail du jour au lendemain sans avertir son employeur, si possible juste après la paye, souvent pour gagner 3 à 4 CHF de plus par mois… Le fait qu’une élève décide d’arrêter une formation car elle a trouvé un amoureux ou alors la conduite sur la route à sens inverse et quatre sur un scooter, sans casque et avec une bébé de 3 mois…

Pouvez-vous d’ailleurs nous décrire l’une de vos journées type, si tant est qu’elle existe?
Nous aimerions bien mais Il n’y en a pas… c’est d’ailleurs la richesse du projet mais aussi un peu le revers de la médaille car c’est quelque fois épuisant. Après cinq ans, nous n’avons toujours pas de routine quotidienne. Comme il y a toujours des imprévus, à chaque fois le planning de la journée est chamboulé et il arrive très souvent que nous repoussions nos tâches pour le week-end. Mais à titre d’exemple, voici une pseudo journée type : la formation des étudiants commence à 8h30 avec l’appel et dès 8h45 chaque étudiant rejoint son département.

La journée se termine à 17h30 du lundi au vendredi sauf s’il y a des clients. Le matin ressemble à une matinée dans un hôtel avec préparation du petit déjeuner et déjeuner pour le département cuisine ainsi que les repas de la cantine, mise en place du restaurant pour les autres et service client si clientèle et bien évidemment nettoyage des bungalows et des espaces communs pour les étudiants du housekeeping – room division. Le midi est la pratique avec clients réels et l’après-midi se déroule toujours sur site mais avec en plus des cours d’anglais et de life skills ainsi que du sport et du jardinage.

S’il y a des clients, la préparation du dîner se fait, ainsi que la mise en place du restaurant et le turn-down du soir pour ce qui est des bungalows. De notre côté, les journées opérationnelles sont également complétées par les recherches de fonds constantes qui sont absolument nécessaires au fonctionnement du centre. Il faut aussi s’occuper des soirées de soutien, du recrutement des professeurs suivant les périodes, du recrutement des nouveaux élèves, des visites aux familles afin d’évaluer si les jeunes peuvent bénéficier de la formation et last but not least, des procédures administratives parfois plus complexes en Thaïlande qu’en Suisse.

 

L’Association Pimali existe maintenant depuis huit ans. Vous avez dû accompagner bon nombre de jeunes étudiants. Pouvez-vous nous raconter quelques beaux parcours dont vous êtes fiers?
F est une jeune femme et jeune fille-mère qui a donné naissance à une petite fille à 15 ans d’une grossesse incestueuse. Elle a dû fuir son village par honte et pression de sa famille. Elle a été accueillie par un orphelinat de la région. F est une fille discrète mais très talentueuse en cuisine. Elle est très forte de caractère et se bat pour sa fille qu’elle a promis de reprendre quand elle sera en âge de venir avec elle. Elle travaille depuis 2 ans dans un hôtel 5 étoiles à Bangkok en cuisine et se charge de la cuisine Thaïlandaise.

Mum, une fille d’un orphelinat gouvernemental de Udon Thani. Elle est venue étudier chez Pimali avec quatre autres filles, toutes cassées par la vie avec des passés teintés de violence, d’abus qui feraient pleurer toutes personnes qui écouterait leurs histoires. Mais au lieu de se lamenter, avec son grand sourire, sa positivité, sa ténacité et son travail elle a réussi à devenir la coqueluche d’un de nos hôtels partenaires. Aujourd’hui l’hôtel lui fait confiance et elle est engagée depuis plus d’une année, elle est heureuse, libre, a un travail bien rémunéré et peut vivre pleinement de sa vie.

Wat, un garçon d’un orphelinat, discret, probablement autiste mais qui n’avait pas été décelé par l’orphelinat. Il a démontré une grande capacité durant sa formation chez Pimali, méthodique, tenace, n’ayant pas peur des tâches répétitives qui pouvaient lasser d’autres étudiants. Il a aussi brillamment réussi son stage et est devenu une pièce maîtresse des stock d’un hôtel 5 étoiles de 500 chambres. Aujourd’hui, il a un travail stable, est indépendant financièrement et est fier de revenir à l’orphelinat et partager avec ses frères et sœurs, ses nouveaux habits, son beau téléphone portable.

Nous profitons de remercier nos partenaires hôteliers qui nous font confiance et qui recrute nos élèves pour continuer leur formation. Sans eux, ils ne pourraient pas avoir la vie qu’ils ont aujourd’hui.

A travers la Fondation Pimali en Thaïlande, vous combattez également l’exploitation, la prostitution et le trafic des jeunes adolescents et orphelins. Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous faites face?
La première difficulté est la pression de la famille pour que les jeunes travaillent au plus vite pour gagner de l’argent. La formation passe donc en deuxième priorité. Nous avons plusieurs histoires très tristes où la grand-mère a même « vendu » sa fille pour qu’elle travaille à Bangkok comme servante plutôt que de venir chez Pimali. Non payée mais nourrie-logée.

Un enfant ici au nord-est est considéré comme une source de revenu et le plus tôt est le mieux. Ces jeunes grandissent avec cette pression de rapporter de l’argent suffisamment pour subvenir à la famille. Dans cette logique, il est difficile pour Pimali de convaincre les parents ou les grands parents de payer pour une formation de 6 à 11 mois. La deuxième cause d’échec est souvent le copain ou la copine qui a une très grande influence.

Ces jeunes écoutent plus leur petite amie ou ami plutôt que de voir l’immense opportunité de la formation chez Pimali. L’autre difficulté auprès de nos nouveaux partenaires hôteliers est la comparaison entre nos étudiants et ceux des écoles hôtelières prestigieuses. Nous demandons toujours que les Ressources Humaines viennent visiter Pimali avant d’engager des étudiants. Cela permet de comprendre qui ils sont et d’où ils viennent.

 

Qu’est-ce qui caractérise, selon vous, votre projet si particulier?
Le fait que nous les aidons et accompagnons depuis le premier jour du recrutement jusqu’à ce qu’ils obtiennent un travail décent avec un salaire minimum, la sécurité sociale, pourboires et tous les bénéfices d’un emploi plein temps. On s’assure aussi qu’ils soient heureux dans leur travail et dans leurs équipes.

Comme on commence à connaître tous nos hôtels partenaires et le style (city hôtel, balnéaires, clients thai, internationaux), nous pouvons mieux les aiguiller lors de leur départ en stage. Nous leur apprenons certainement plus que l’hôtellerie en soit. On leur amène aussi de la confiance en eux en les respectant et les encourageant. On leur explique aussi que l’erreur est normale et qu’elle permet d’avancer. Avec notre enseignement à l’européenne, on leur apprend les règles de savoir-faire et de savoir-être qui leur seront utiles à l’avenir que ce soit professionnellement ou à titre privé.

Ces règles sont très importantes car c’est dans cet environnement international qu’ils vont évoluer. On leur apprend également à poser des questions, ce qui est à la base de l’apprentissage en Europe mais pas du tout encré en Thaïlande. Ici on écoute mais on ne pose pas de question afin d’éviter de « faire perdre la face » à son professeur, ses parents ou toute personne plus âgée. On va certaines fois à l’encontre de leur éducation, mais on pense que c’est pour leur bien et je crois que c’est apprécié auprès de nos partenaires hôteliers.

 

La situation sanitaire actuelle a-t-elle eu un impact sur le quotidien et le développement de Pimali?
Oui la situation actuelle a eu un grand impact à 2 niveaux.
La première, indirectement. Pimali a été très touché et nous avons perdu plus de 75% du chiffre d’affaires comparé à l’année passée, dû à la fermeture des frontières depuis fin mars. Nous n’avons eu aucun touriste depuis sept mois alors que les touristes représentent 85% de notre clientèle. Les écoles ont dû fermer très vite après la fermeture des frontières et Pimali n’a pas été épargné. Nous avons dû renvoyer tous nos élèves à la maison. Les professeurs ont essayé de donner quelques cours par internet mais c’était difficile car nous sommes un centre de formation pratique.

Malgré la situation de couvre-feu ici, nous avons continué la promotion pour accueillir nos prochains étudiants fin juin et avons implémenté toutes les nouvelles mesures sanitaires et formé nos professeurs pour accueillir nos nouveaux élèves et nos éventuels clients. Dès fin mars, tous les hôtels où nous avons des élèves ou stagiaires ont dû fermer par manque de clientèle. Par conséquent, tous nos élèves ont dû arrêter brusquement leur formation. On a dû les rapatrier aussi vite que possible chez eux par pression des parents.

Pour ceux qui ne pouvaient pas rentrer car tous les moyens de transports ont été suspendus, nous avons dû les aider à payer leur chambre n’ayant plus de salaire. Notre équipe leur a aussi envoyé des vivres pour certain car les magasins ont été dévalisés par la population craignant une pénurie, surtout les soupes instantanées qui sont les repas les moins chers. Presque tous nos anciens élèves se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi (plus de 70 étudiants) et sont rentrés dans leur village. La plupart ont retrouvé de petits jobs dans des restaurant locaux ou vendeurs de glace.

 

Le 31 octobre 2020, vous organisez une soirée de charité à Genève. Comment organisez-vous ces soirées en Suisse, surtout en cette année si particulière puisque vous êtes empêchés de vous déplacer? Avez-vous du soutien en Suisse?
On va tout faire pour venir, mais pour l’instant les frontières sont fermées et aucun vol commercial n’est prévu mis à part pour le rapatriement. Si malheureusement nous ne pouvions pas être présent physiquement, nous organiserons un duplex depuis la Thaïlande afin de pouvoir converser avec nos invités.

Avec ces nouvelles contraintes, nous devons rester flexible et nous adapter à cette nouvelle normalité. Une soirée est prévue à Genève le 31 octobre à l’Ecole Hôtelière de Genève et une autre, la semaine d’avant, le samedi 24 octobre à St-Gall, à l’Himmapan Lodge by Knie par notre comité de Zürich. Si vous désirez prendre part à ces deux soirées, n’hésitez pas à nous écrire à pimali@pimali.org. Nous prévoyons ces deux soirées avec l’aide de nos amis du comité qui nous aide depuis plusieurs années déjà. Cette année est la 8ème édition pour Pimali à Genève et la deuxième à Zurich.

Nous avons vraiment besoin de ces soirées qui nous permettront de récolter presque 50 % des besoins de trésorerie annuelle. C’est important pour la pérennité de Pimali mais surtout pour la vie et la formation de ces jeunes orphelins et adolescents défavorisés. Nos deux comités sont très dynamiques mais il est vrai que nous comptons sur eux cette année un peu plus que les autres années pour l’opérationnel.

Pour la plupart, ils sont tous déjà venus chez Pimali en tant que clients ou volontaire. Nous aurons pour les deux soirées de magnifiques lots pour la tombola et ceux qui désirent y participer sans être présent peuvent également le faire. Un billet coûte CHF 20.- et il suffit de nous envoyer un e-mail précisant son nom et prénom en mentionnant « tombola » et le montant désiré et on vous attribuera des numéros de tombola. On avertira les heureux gagnants par e-mail quelques jours après le tirage de la tombola.

 

Comment le grand public et les sociétés peuvent vous soutenir?
En participant à la soirée de charité sous le thème de la Thaïlande qui aura lieu à l’Ecole Hôtelière de Genève, en participant aussi à la tombola en achetant des billets à CHF 20.- pour gagner de magnifiques lots (la valeur total des lots avoisinent les CHF 20’000.-) ou encore en faisant une donation à l’Association Pimali.

L’Association Pimali est d’utilité publique et chaque dons est déductible des impôts. Vous pouvez soutenir Pimali en organisant des vacances en Thaïlande, en y incluant un séjour chez Pimali. Chaque francs est versé à la Fondation. En plus, la région est magnifique et permet de re-découvrir la vraie Thaïlande hors des sentiers battus. Vous pouvez aussi parrainer un(e) élève ou une partie d’une formation. Une formation complète coûte CHF 3200.- du premier jour à l’obtention d’une place de travail. Mais chaque francs nous permet de soutenir la formation et aider ces jeunes en difficulté.

 

Quels sont les prochains projets que vous prévoyez?
Mis à part ces deux soirées de charité en Suisse, à Genève et Zürich, une soirée de charité est prévue à Bangkok en fin d’année. C’est en partenariat avec le label « Secret Retreats » créé par des anciens du Guide Relais Châteaux en Asie, que cette soirée sera organisée dans un petit boutique hôtel appelé Cabochon. Une autre soirée est prévue à Udon Thani ou chez Pimali avec un Chef afin de récolter des fonds pour nos bourses d’étude.

Notre nouveau site internet est en développement et offrira les dernières informations sur Pimali mais aussi pour réserver des nuits dans notre belle région. On espère pouvoir augmenter le trafic et les donations. On remercie au passage le groupe Elitia pour leur aide. Maintenant que la Thaïlande est toujours fermée au tourisme, nous recherchons à attirer une clientèle nationale et locale. Nous prévoyons aussi d’organiser des événements à thèmes ou proposer des soirées privées (anniversaires ou autres fêtes) ou incentives pour les sociétés qui désirent combiner l’utile à l’agréable.

Last but not least, nous recherchons aussi pour développer la vente de produits locaux, cakes, croissants qui seront produit directement chez Pimali et vendus à des cafés ou restaurants qui permettront de générer des revenus supplémentaires.

 

Enfin, que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite?
La réussite des deux soirées de charité en Suisse, que nous puissions récolter suffisamment de fonds pour offrir des bourses d’étude pour les futurs étudiants et continuer à aider ces jeunes. Les sortir de la précarité et de leur milieu défavorisé est notre priorité et leur offrir un avenir professionnel pour qu’ils puissent dire qu’ils ont reçu des « wings for professional future ».

Trouver d’autres partenaires ou fondation qui nous aident à pérenniser Pimali sur le long terme et enfin que le tourisme reparte également, que les frontières s’ouvrent à nouveau… non seulement pour Pimali mais aussi pour toute l’hôtellerie en Thaïlande.


Si vous souhaitez soutenir l’Association Pimali Suisse, vous pouvez participer à la soirée de charité organisée le 31 octobre 2020 à Genève ou verser un don. Toutes les informations se trouvent sur leur site sous https://www.pimali-association.org et sur http://www.pimali.org/
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