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Sportifs de haut niveau : ces improbables reconversions

A la base, il nage. Le sport de Florent Manaudou, c’est la natation. Qui aurait pu penser autre chose ? Médaillé d’or sur 50m nage libre aux JO de Londres en 2012, double médaillé d’argent à Rio l’été passé, quatre fois champion du Monde, six fois champion d’Europe, Florent Manaudou a tout gagné dans les bassins ! A tel point qu’il en a eu marre de faire des longueurs et a décidé de tout plaquer. Depuis… il fait du handball ! Focus sur ces sportifs qui se sont lancés un défi incroyable : tout quitter pour changer de sport.

 

Florent Manaudou, de la natation au hand

A 26 ans, au top de sa forme, Florent Manaudou range sa serviette et son maillot de bain. Fini la piscine ! La scène s’est déroulée à Rio, l’été passé, juste après la finale du 50m nage libre. Florent Manaudou, grand favori, vient de perdre son titre olympique acquis à Londres quatre ans plus tôt. La déception est perceptible chez les journalistes mais elle laisse rapidement place à la surprise lors de la première interview du nageur : ému, il annonce sa retraite et donne rendez-vous à ses fans… sur les parquets de hand !

Une décision surprenante quand on sait à quel point la natation est ancrée dans les gênes de la famille Manaudou. Laure a débuté l’épopée à Athènes en 2004 avant que Florent ne prenne la relève dès 2010. Alors pourquoi le hand ?

Tout simplement parce que c’est la passion de Florent. Son père a d’ailleurs joué en Nationale 3, la 5e division française. Pour lui qui a déjà tout gagné dans les bassins, se mettre en danger sur les parquets était donc une évidence.

Il aura toutefois fallu attendre ce premier weekend de février 2017 pour voir le grand Florent envoyer des quilles dans les buts de Mougins, lors de son premier match avec le club d’Aix en Provence. Certes, Manaudou n’a joué que 7 minutes. Certes il a joué avec l’équipe B en 4e division… mais quand même, à partir d’aujourd’hui on peut le dire, Florent Manaudou est un handballeur professionnel !

 

Michael Jordan, du basket au baseball

Première star planétaire du basket, Michael Jordan incarne à lui seul la NBA, la « Dream Team » américaine et l’épopée des Chicago Bulls dans les années 90. Autant dire que l’annonce de sa première retraite en 1993, à 30 ans, a été vécue comme un véritable choc.

Michael Jordan est fatigué. Il n’a plus la motivation. Surtout, il ne se remet pas de l’assassinat de son père à l’été 1993. Très proche de lui, il décide alors de tout plaquer pour lui rendre hommage. Le père de Michael l’a toujours vu comme un joueur de baseball et non de basket. « Air Jordan » tente donc le tout pour le tout, se rapproche des White Sox de Chicago et signe un premier contrat en ligue mineure de baseball en 1994. Il passe la saison à ramer en équipe B avant de finalement jeter l’éponge en 1995. Il retourne alors sur les parquets de basket dès 1995 pour écrire encore un peu plus sa légende à Chicago, avant de prendre sa troisième et dernière retraite en 2003, à Washington.

 

Luc Alphand, du ski au Dakar

En 1997, il a mis fin à 30 ans de disette pour le ski français. Luc Alphand, spécialiste de la descente, remporte le classement général de la Coupe du Monde ! Seul Jean-Claude Killy avait réussi pareil exploit avant lui et aucun français n’a fait mieux depuis. Si l’on en croit son palmarès, Luc Alphand est donc skieur, point !

Sauf qu’à peine descendu du podium, la médaille autour du cou et le globe de cristal en main, le Français surprend son monde, quitte le ski et prend le volant. Il se lance dans l’aventure des rallye-raids et participe notamment au Dakar neuf fois de suite entre 1999 et 2007. Au volant, Luc Alphand est aussi rapide que sur les pistes et remporte le rallye en 2006, après une 2e place en 2005.

Non content de ses performances sur sable, le skieur-pilote se teste aussi sur le circuit des 24 Heures du Mans entre 2001 et 2008, sans véritable succès.

Dernière reconversion improbable pour Luc Alphand : la voile. Il participe à la Transat Jacques-Vabre en 2011 aux cotés de Marc Thiercelin. Une course que les deux hommes abandonneront au bout de cinq jours.

 

Fabien Barthez, du foot aux courses autos

L’ancien gardien de l’équipe de France de football est lui aussi un grand fan d’automobile. Après avoir écumé les terrains français et anglais et surtout après avoir remporté la Coupe du Monde en 1998, Fabien Barthez prend sa retraite footballistique en 2007. Comme beaucoup d’anciens footeux, il tente alors de devenir consultant, puis dirigeant de club sans trop de succès.

La vraie reconversion de Fabien Barthez se fera finalement derrière un volant. Il commence les courses « grand tourisme » en 2008 au volant d’une Porsche, avant de prendre part au Championnat de France FFSA GT dès 2010. Il ne lui faudra que trois petites années pour décrocher le titre national dans sa catégorie. Depuis, Fabien Barthez s’est mis à l’endurance et participe régulièrement aux 24 Heures du Mans.

 

Jean Galfione, de la perche à la voile

C’est LE perchiste français d’avant l’ère Lavillenie ! Beau gosse, gendre idéal… et champion olympique en 1996, Jean Galfione a tout pour plaire et faire carrière aussi bien sur les pistes d’athlétisme que dans les médias. Il y arrivera d’ailleurs, en se faisant un nom malgré un sport pour le moins peu populaire !

Après sa retraite en 2005, Jean Galfione décide de relever un tout autre défi : passer de la perche à la voile. Dès 2007, il embarque sur le bateau français en lice lors des qualifications à la Coupe de l’America. En 2012, il tente la traversée de l’Atlantique lors de la Solidaire du Chocolat et se lance finalement dans la Route du Rhum en 2014. Il finira 18e de la course.

 

Yannick Noah, du tennis à la chanson

Voilà, tout est dit. Ce n’est pas du sport mais on ne pouvait pas passer à côté de « Saga Africa », en 1991. Et dire que huit ans auparavant, Yannick Noah remportait Roland Garros !

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